Communauté genevoise d’action syndicale

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Communiqué de presse SIT et UNIA

A quelques jours de l’Eurofoot, le personnel de la vente distribue ses cartons rouges !

jeudi 29 mai 2008 par Claude REYMOND

Profitant d’un dernier répit avant le début de l’Eurofoot, les vendeurs et vendeuses du canton de Genève ont décidé d’exprimer leur raz le bol et de dénoncer les conditions de travail encore extrêmement précaires de leur secteur.

Pour les 23’000 salarié-e-s de la vente à Genève, l’Eurofoot sera en effet surtout synonyme de journées de travail sans fin. Comme si leur quotidien n’était pas assez éreintant, voilà que des horaires prolongés viendront encore se rajouter à leurs quotidiens déjà pénibles.

Du 7 au 29 juin, les magasins du canton fermeront en effet à 20h00 les soirs de semaine, à 19h00 durant deux samedis et ouvriront le dimanche 15 juin de 11h00 à 17h00.

Bien que cet élargissement des heures d’ouvertures de magasins soit accompagné d’un certain nombre de compensations, nous constatons que dans les faits, bon nombre d’enseignes ne respectent pas les minima légaux et les garde-fous prévus à cet effet.

Quotidiennement, des vendeuses et vendeurs de plus en plus nombreux s’adressent au SIT et à UNIA pour dénoncer le non payement d’heures supplémentaires, le non respect des salaires minimum ou encore nous informent du travail qu’ils sont obligés d’effectuer bien au-delà des heures de fermeture des magasins, et cela souvent gratuitement.

Aujourd’hui, les maigres protections prévues dans le droit du travail suisse ne permettent plus d’assurer au personnel de la vente des conditions de travail décentes. Même à Genève où une convention collective obligatoire pour l’ensemble du personnel existe, de nombreux employeurs se moquent du dispositif légal et savent que même dénoncés par les syndicats, la sanction est bien faible au regard des sommes économisées sur le dos de leurs salariés. Les pouvoirs publics, de leur côté, n’ont pas non plus les moyens de vérifier l’application stricte des horaires des magasins.

Ces dernières années, les exigences à l’égard des vendeuses, en terme de flexibilité notamment, se sont considérablement accrûes. Ces dernières doivent souvent accepter des temps partiels, se tenir à la disposition de leur employeur tout au long de la semaine et sont licenciées à la moindre incartade. Leurs salaires, quant à eux, avoisinent souvent avec peine les 3000.- nets pour un plein temps.

Malgré ces conditions de travail affligeantes, les associations patronales du secteur exigent une libéralisation encore plus importante des horaires des magasins et demandent cette année à ce que le mois de décembre puisse également permettre des horaires du type de ceux de l’Eurofoot.

Pour ces raisons, le personnel de la vente clame son raz le bol et rappelle qu’il reste fermement opposé à toute extension des horaires des magasins. Toute flexibilisation des horaires est inévitablement synonyme de dégradation des conditions de travail et est donc à ce titre purement et strictement inacceptable.

UNIA et SIT
Contacts :

Jamshid Pouranpir, secrétaire syndical Unia, 079 827 86 27

Séverin Guelpa, secrétaire syndical Sit, 078 792 17 89



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