Communauté genevoise d’action syndicale

Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève

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Communiqué du 21-01-2011

les associations patronales du commerce de détail menacent de dumping salarial les vendeuses et vendeurs de Genève !

vendredi 21 janvier 2011 par _information fournie par la composante

Par courrier adressé aux syndicats le 10 janvier dernier, les associations patronales du commerce ont fait savoir qu’elles étaient prêtes à remettre en question la convention collective cadre de la vente à Genève qui arrive à échéance fin juin 2011. Cette décision est directement liée au résultat des votations du 28 novembre dernier qui a vu 56.2% des genevois refuser la prolongation des heures d’ouverture des magasins.

En remettant "en question le partenariat social", les associations patronales, ne tiennent pas compte du souci exprimé dans les urnes. Par son refus de prolonger les horaires des magasins, la population genevoise a exprimé sa volonté de garantir au personnel de vente de bonnes conditions de travail. L’absence de CCT-Cadre signifie : pas d’assurance perte de gain obligatoire ; pas de protection contre toutes les formes de travail atypique ; pas de travail limité sur 5 jours ; pas de salaire minimum dans la branche. C’est une menace inadmissible et irresponsable !

Les associations patronales disent ne plus vouloir de "distorsion" de concurrence avec les petits commerces carougeois ou les commerces français.
En dénonçant la CCT, il n’y aura pas plus de clients à Genève. Par contre, les salaires des vendeuses et vendeurs à 1000 euros (comme en France voisine) seront parfaitement légaux sur le canton de Genève. Les associations patronales du commerce de détail veulent-elles organiser le dumping salarial à Genève ? Elles ne s’y prendraient pas autrement.

Le Département de Pierre-François Unger se doit de réagir rapidement à la menace de vide conventionnel qui plane sur le secteur de la vente (20’000 personnes employées). Pour rappel, la CCT cadre était entrée en vigueur en décembre 2002 en parallèle à la loi qui fixe les horaires des magasins. A l’époque, le patronat et le Conseil d’Etat s’étaient engagés en échange de la loi sur les horaires des magasins qui est donc toujours en vigueur aujourd’hui
à défendre sans réserve la CCT Cadre et à négocier son renouvellement.

Les syndicats ont écrit le 19 janvier au Département et aux associations patronales pour une réunion urgente de la Commission consultative du commerce de détail. L’actuelle CCT-Cadre doit être maintenue, améliorée (système de contrôle) et pérennisée. C’est le préalable nécessaire à toute discussion afin d’établir un climat de confiance qui exclut les basses menaces qui ont eu cours depuis la victoire du référendum contre les ouvertures prolongées des commerces.

PS:

Pour le SIT : Valérie Balleys 076 337 84 25

Pour Unia : Joël Varone 079 398 49 95




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