Communauté genevoise d’action syndicale

Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève

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Communiqué à la presse - Genève, le 4 juillet 2008

Représailles suite au débrayage chez Franck Muller SA

vendredi 4 juillet 2008 par _information fournie par la composante

Loin de réagir aux doléances du personnel, la direction a licencié trois personnes ayant participé aux dernières assemblées du personnel. Parallèlement, une employée vient de gagner un procès retentissant contre Franck Muller SA, avec le soutien d’Unia.

Soumis à des harcèlements, mobbing et insultes constants, une quarantaine d’employés avaient débrayé lundi dernier à Mies. Or, loin de réagir aux doléances du personnel, la direction a prononcé trois licenciements en représailles (dont un juste après le débrayage). Il s’agit de deux salariées et d’un salarié qui ont participé aux deux assemblées du personnel ayant précédé le débrayage. Le syndicat Unia s’opposera à ces congés abusifs devant les prud’hommes.

D’autres pressions ont aussi été exercées sur le personnel : à l’issue de l’arrêt de travail, certains travailleurs ont été questionnés sur les raisons de leur retard et d’autres se sont vus demander s’ils souhaitaient quitter l’entreprise, et nombre d’entre eux ont reçu des avertissements !
Réunie deux jours après le débrayage, le 2 juillet, l’assemblée du personnel a pu aussi constater que la direction n’avait pris aucune disposition susceptible d’améliorer la situation… L’intimidation et les menaces se poursuivent.

A signaler que parallèlement, le lundi 30 juin, la juridiction des prud’hommes nous a fait parvenir le jugement d’une affaire où il avait été question d’un licenciement abusif chez Franck Muller. Une affaire défendue par Unia qui avait déjà été relayée dans la presse, et pour laquelle nous venons d’obtenir gain de cause !!! Au cours de ce procès, il a pu être constaté, témoignage à l’appui, que l’entreprise avait exercé des pressions afin que la version des faits donnée par les témoins de l’entreprise ne soit pas conforme à la réalité !

Nous espérons que M. Vartan Sirmakes, propriétaire de Franck Muller SA, qui répète sans cesse qu’il souhaite que « des cas précis » lui soit présenté, en prendra bonne note. Rappelons qu’une vingtaine de cas ont été déposés aux prud’hommes. M. Sirmakes continue de protéger les personnes accusées d’harceler le personnel. Il a une nouvelle fois nié l’existence de tout problème dans la presse.

Le syndicat Unia maintient son appel à la raison et demande à M. Sirmakes de prendre des mesures immédiates et significatives pour protéger la personnalité de son personnel. Dans l’intervalle, nous allons continuer à mobiliser et informer le personnel sur l’évolution de la situation, tout en soulignant une nouvelle fois qu’Unia est disposé à entrer en matière sur tout signe d’ouverture au dialogue de la part de l’entreprise.

Rappelons qu’Unia :
 
- s’opposera à tout licenciement
- ouvrira une procédure devant les prud’hommes concernant tous les licenciements-représailles
- étudie la possibilité d’attaquer pénalement les auteurs de harcèlement
- a demandé l’intervention de l’Inspection cantonale du travail
 
Contacts : Olivier Amrein, secrétaire syndical Unia, resp. secteur horlogerie Genève, 079 508 38 71
Ana-Bel Martinez, secrétaire syndicale Unia Genève, 079 508 76 04


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