Communauté genevoise d’action syndicale

Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève

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1er mai 2008 : appel pour la manifestation de Lausanne

jeudi 24 avril 2008 par Claude REYMOND

- Cuisine populaire à partir de 12:30 au parc de Milan, Lausanne
- Manifestation dès 15:00 départ parc de Milan, Lausanne

Ce que nous appelons maladroitement « fête du travail » aujourd’hui a un lourd passé historique. Toutes ces célébrations à travers le monde, le 1er mai, sont en souvenir de nos morts de Chicago lors des grèves ouvrières de 1886. Depuis, ce jour est devenu celui des travailleurs, des précaires et des opprimés en lutte contre le capitalisme.

Le capitalisme cherche le maximum de profit le plus rapidement possible en profitant des inégalités sociales. Il est tout entier tourné vers l’enrichissement d’une classe de privilégiés. Le capitalisme n’a pas d’éthique, il n’a pu se développer que par le pillage systématique des ressources naturelles des pays du Sud. Le « capitalisme à visage humain » est une arnaque que nous promettent les réformistes depuis plus d’un siècle. La social-démocratie n’a à offrir qu’un horizon bouché, alors que l’urgence sociale et écologique nous presse toujours plus vers une évolution radicale. Les travailleuses et travailleurs sont les seuls producteurs de richesse. Le patronat en jouit sans travailler. Ce sont des exploiteurs de notre travail, des voleurs. C’est à nous de prendre en main nos vies.

Plus de 20’000 jeunes se retrouvent chaque année sans possibilité d’apprentissage, contraints dès leur sortie de l’école à une vie précaire. Pour beaucoup, il ne leur restent que la dignité, la grande vertu des pauvres et des humbles. Même cela ils veulent nous le prendre, en demandant la flexibilité des conditions de travail, les heures de nuit ou en nous imposant des emplois temporaires. Ils nous poussent à la misère.

Malgré les bénéfices record de ces dernières années, les partis de droite nous demandent encore de nous serrer la ceinture. Du démantèlement social à la remise en question de nos acquis, le patronat ne cherche qu’à briser la paix du travail ! Tous les moyens sont bons pour nous diviser. Des différences de langues, de couleurs ou de religions, ils ne cherchent qu’à créer des tensions entre les travailleurs. Les femmes sont toujours victimes d’une pénalité salariale incompréhensible et de l’oppression du patriarcat.

Pourquoi tout ceci ? Quand cela va-t-il s’arrêter ? Est-ce utopique que de vouloir détruire le rouleau compresseur du capitalisme ? Les rêveurs sont plutôt ceux qui croient que ça peut durer encore longtemps. Nous, nous avons perdu nos illusions. L’Etat n’est pas cet outil de médiation entre classes mais un outil de contrôle social de la bourgeoisie. La solidarité humaine nous pousse à la révolte, il faut descendre dans la rue, s’unir, s’organiser. C’en est assez de la misère, de la pauvreté et de l’exclusion. C’est possible de changer le monde, il n’en tient qu’à nous !

Coordination pour un 1er mai révolutionnaire



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