Communauté genevoise d’action syndicale

Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève

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Oui à une Europe sociale, non à la version actuelle de l’accord-cadre

vendredi 15 mars 2019

Chères et chers collègues,

L’appel pour une Suisse et une Europe sociales avec des droits forts pour les salarié-e-s, signé par plus de 120 personnes, a été publié ce matin en pleine page dans Le Temps, le Tages-Anzeiger et dans le Corriere del Ticino. Par cet appel, nous envoyons un signal fort soulignant que dans sa forme actuelle l’accord-cadre avec l’UE est inacceptable.

En pièce jointe vous recevez l’appel avec prière de nous aider à le faire connaître. Partagez-le dans les médias sociaux ou écrivez à vos connaissances. Pour le faire, nous vous fournissons un modèle d’e-mail.

En même temps, nous avons lancé le site web www.protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch où d’autres personnes peuvent signer l’appel.

Nous vous remercions pour votre engagement en faveur de la libre circulation des personnes et pour la forte protection salariale !

Quelque 140 personnalités de Suisse et de l’étranger ont lancé aujourd’hui un appel public pour une Europe sociale avec la libre circulation des personnes et des droits forts pour tous les salarié-e-s, et contre la version actuelle de l’accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne (UE). Cet appel publié sous forme d’annonce dans plusieurs quotidiens et sur le site www.protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch montre clairement que la libre circulation des personnes va de pair avec des droits forts pour l’ensemble des salarié-e-s. Les deux sont indissociables.

Il y a trois semaines, des représentant-e-s du monde syndical, politique et scientifique de Suisse et de l’étranger ont participé à la Journée d’Olten du 23 février pour débattre de l’Europe et des relations entre la Suisse et l’UE. De l’avis unanime des participant-e-s, l’Europe ne surmontera les défis actuels que si l’UE et les autres États européens accordent davantage de poids aux droits des salarié-e-s que jusqu’à présent. Au regard du débat sur l’accord-cadre institutionnel entre la Suisse et l’UE, l’idée est venue de lancer un appel contre le démantèlement de la protection des salaires et pour une Europe sociale, pour la libre circulation des personnes et pour des droits forts pour tous les salarié-e-s.

L’appel montre clairement que la libre circulation des personnes est indissociable de solides droits pour les salarié-e-s. Des mesures d’accompagnement efficaces évitent aux travailleuses et travailleurs de différents pays d’être mis en concurrence les uns contre les autres. De tels garde-fous sont indispensables pour empêcher les salarié-e-s originaires de pays à bas salaires de se faire exploiter. Par ailleurs, il est primordial que chaque pays d’Europe fasse respecter le principe d’« un salaire égal pour un travail égal au même endroit » par des contrôles salariaux efficaces. Faute de quoi la structure des salaires risque de s’effriter. Tous les pays doivent être habilités à se doter, en fonction de leur situation concrète, d’un dispositif non discriminatoire de protection des salaires.

Parmi les premiers signataires de l’appel, on compte des personnalités politiques de renom comme Micheline Calmy-Rey, ancienne conseillère fédérale, Christiane Brunner, ex-conseillère aux États qui fut aussi présidente de la FTMH et coprésidente de l’USS, ou Peter Bodenmann et Ueli Leuenberger, ex-présidents respectivement du PSS et des Verts. Un nombre important de personnalités issues du monde académique ont également signé l’appel, tels que le Prix Nobel Jacques Dubochet, les professeurs Sandro Cattacin (Université de Genève), René Knüsel (Université de Lausanne), Matthieu Leimgruber (Université de Zurich), Oliver Nachtwey (Université de Bâle) et Philipp Sarasin (Université de Zurich), ou au-delà des frontières, les professeur-e-s renommés Donatella Della Porta (Université de Florence), Colin Crouch (University of Warwick), Richard Hyman (London School of Economics) et Martin Seeleib-Kaiser (Université de Tübingen).

Parmi les 140 premiers signataires figurent encore des représentant-e-s de la culture, comme les écrivains Alex Capus et Nicolas Verdan ou les cinéastes Samir et Cyril Schäublin, ainsi que d’importants syndicalistes européens, à l’instar de Rudy de Leeuw et Luca Visentini (respectivement président et secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats CES), de Wolfgang Katzian, président de la Confédération autrichienne des syndicats (ÖGB) ou de Miranda Ulens, secrétaire générale de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB).

Comité « Protégeons les salaires, pas les frontières », case postale 272, 3000 Berne 15

PS:

Vania Alleva, vice-présidente de l’USS
Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS




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