Communauté genevoise d’action syndicale

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nous exigeons une cohérence d’application entre les promesses fédérales et les pratiques au niveau cantonal

mercredi 9 mars 2011

Fribourg, le 8 mars 2011

L’union syndicale fribourgeoise se réjouit de participer à la conférence de presse commune des unions cantonales romandes sur l’entrée en vigueur de la LACI.
Comme nous avons pu le voir lors de la votation du 26 septembre passé, les cantons romands ont affirmé une nette différence par rapport aux cantons alémaniques.

Il n’est bien sûr pas question de se réjouir de cette différence, vu que les unions ont lutté contre la révision. Néanmoins, le résultat qui a été obtenu a montré qu’il est possible d’obtenir des résultats si l’on travaille ensemble vers un même objectif.

C’est dans cet esprit de solidarité que l’USF s’est associé à ses collègues romands, contre les méfaits de cette révision.

Le canton de Fribourg, compte aujourd’hui plus de 8000 demandeurs d’emploi.

Malgré cette situation, le Département de l’économie et de l’emploi fribourgeois a formulé ses commentaires sans consulter les partenaires sociaux. Cela signifie que l’USF n’a donc pas été en possibilité de se prononcer au niveau cantonal sur l’Ordonnance sur la LACI. Toutefois l’USF s’est quand même positionné au niveau fédéral et a formulé ses commentaires au DFE en s’alliant à ses homologues et unions cantonales romandes pour revendiquer la mise en vigueur de la LACI au premier avril 2011.

Lorsqu’on se renseigne, au service public de l’emploi, la réponse que l’on reçoit si on annonce qu’on va être au chômage, la réponse que l’on obtient est que les indemnités vont être calculées selon l’ancienne loi et que dès le 1er avril - jour de blagues ?! - on refait un nouveau calcul des indemnités, même sur un délai cadre déjà ouvert et que la nouvelle loi sera appliquée. Or, la réponse formulée par le Chef du département fédéral de l’économie stipule le contraire : qu’il n’y aura pas de nouveaux calculs pour les délai-cadre ouverts avant le 1er avril.

Les chômeurs en fin de droit seront contraints de s’adresser au service social pour continuer à percevoir un gain s’ils n’ont pas réussi à trouver du travail. La condition pour toucher l’aide social étant d’être inscrit auprès d’une ORP.

En cette période de crise et de précarité, aussi bien au Service public de l’emploi que dans les services sociaux, on appelle les chômeurs « client » ou on les qualifie de « bénéficiaire ». Alors qu’on parle de personnes qui ont une indemnité journalière ou lorsqu’elles touchent l’aide sociale !

• Pour l’Union syndicale fribourgeoise, il faut continuer à dénoncer cette dénomination scandaleuse et approche utilitariste de rétribution de prestation. Ces prestations de chômage sont un droit fondamental que les travailleuses et les travailleurs ont obtenu grâce à leur travail.

• Nous nous sommes réunis ici aujourd’hui pour revendiquer une entrée en vigueur, comme promise par Mme la conseillère fédérale Doris Leuthard avec effet au 1er avril et sans effet couperet ni recalcul des droits aux indemnités.

• Enfin, nous exigeons une cohérence d’application entre les promesses fédérales et les pratiques au niveau cantonal.

Milka Miskovic, secrétaire de l’USF, 076/ 4000 569



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