Communauté genevoise d’action syndicale

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correctif 13-09-2006 à la Tribune de Genève

La stabilité de l’école en jeu

jeudi 14 septembre 2006 par Claude REYMOND

Genève, 13 septembre. – Un titre accrocheur (mais inexact) mis en lien avec la légende de la photo donne un message faussé. Dans la Tribune de Genève du 13 septembre, on peut en effet lire en gros « En cas de « oui » aux notes, le syndicat enseignant prévoit déjà de désobéir à la volonté populaire » et, en plus petit, « ce n’est pas du chantage, mais la réalité » à côté de ma photo. Je puis supposer que, hélas, nombre de lecteurs se seront contentés de ce raccourci. Or, ce n’est pas du tout les propos que j’ai tenus.

Je dois d’abord rappeler que la SPG s’active avant tout pour remporter un « 2xNON ». Ensuite, il me faut redire que le syndicat respectera la volonté populaire qui sera exprimée le 24 septembre. Si nous ne gagnons pas, l’association professionnelle aura largement le temps de consulter sa base avant la rentrée 2007 et de négocier les dispositions réglementaires avec le département.

La SPG a un fonctionnement éminemment démocratique et ne saurait se passer de l’avis de ses instances. Ce sur quoi j’insiste aujourd’hui, c’est sur le fait qu’il ne faut pas sous-estimer l’effort considérable consenti par les enseignants primaires pour arriver au compromis actuel. Ils ont déjà vu le contre-projet du Conseil d’Etat auquel ils avaient collaboré être purement et simplement jeté à la poubelle. Ils ont été méprisés par le parlement. Peut-on sans conséquence bafouer l’avis des professionnels ? Non. Il est donc vrai que la stabilité de l’école est en jeu et que les citoyens doivent le savoir avant de voter.

Enfin, je me suis aussi permis de citer l’article 7A de la loi actuelle sur l’instruction publique (LIP), qui dit entre autres que « le département encourage l’expérience et l’innovation pédagogique ». Cet article n’est pas sujet à modification et il est normal que je le signale comme une possibilité tout à fait légale, pour les écoles qui le désireraient si un « oui » l’emportait, d’obtenir des dérogations. Nous sommes donc loin du titre qui parlait de désobéir.

En revanche, en cas de victoire, la SPG se porte garante de l’harmonisation renforcée de l’école genevoise. Pour un système scolaire lisible et compréhensible par tous, voter « 2xNON » relève du bon sens. Et les enseignants sauront se montrer dignes de cette confiance.

Olivier Baud, président de la Société pédagogique genevoise



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