Communauté genevoise d’action syndicale

Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève

Rue des Terreaux-du-Temple 6 - 1201 Genève - phone +41 22 731 84 30 fax 731 87 06

iban CH69 0900 0000 8541 2318 9

MALI = levée de la suspension de la Constitution

mardi 3 avril 2012 par Chantal WOODTLI

Le FNC prend acte du rétablissement de la Constitution du 25 février 1992

Paris, le 2 avril 2012

Capitaine Amadou Haya SANOGO
Président du CNRDRE
(Comité National pour le Redressement
de la Démocratie et la Restauration de l’État)
État-Major Général des Armées
Bamako
Mali

Objet : Levée de la suspension de la Constitution du 25 février 1992.

Monsieur le Capitaine,

Le Front du Non à la nouvelle Constitution (FNC) prend acte du rétablissement, à compter du 1er avril, de la Constitution du 25 février 1992 et des Institutions de la République du Mali.

Cette levée de la suspension imposée le 22 mars par le CNRDRE est, à n’en point douter, un premier pas vers un retour à l’ordre constitutionnel normal comme le FNCvous l’exigeait dans son adresse du 26 mars.
Ce pas, esquissé quand notre pays est occupé dans sa moitié nord-est, nous paraît cependant insuffisant.

Monsieur le Capitaine,

Le contexte de partition "de facto" du Mali vous interpelle, avec plus de deux cent mille (200 000) concitoyens déplacés à cause de la guerre imposée à notre patrie par les djihadistes salafistes de l’AQMI, les narcotrafiquants et leurs supplétifs de déserteurs des rangs des forces armées nationales de défense et de sécurité.

Face à cette situation, le Front du Non à la nouvelle Constitution (FNC) persiste à attirer votre attention sur la condition de nos compatriotes déplacés loin de leurs proches, de leurs activités quotidiennes, de leur terre, et pour qui toutes les mesures doivent incessamment être prises pour un retour au bercail apaisé et rassurant.

Le FNC regrette que la CEDEAO ait décrété l’embargo contre notre peuple laborieux auquel nous demandons vigilance et solidarité car, le Mali tanguera encore et encore, mais jamais ne chavirera !

Dans ces conditions, il urge d’accélérer les consultations avec toutes les forces vives du pays, afin de permettre une transition devant s’atteler à la préservation de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale.
Cette transition devra également avoir la charge d’appréciation de la nécessité d’une nouvelle Constitution, celle en vigueur ayant été, il y a peu encore, décriée comme insuffisante et caduque par l’ancien président ATT, le gouvernement, l’Assemblée nationale (sauf 3 députés) et la quasi-totalité de la classe politique malienne.

Au moment convenable, quand notre pays aura recouvré les frontières qui lui ont été reconnues à son indépendance le 22 septembre 1960, quand la paix y sera réinstallée et l’unité nationale reconquise, le Front du Non à la nouvelle Constitution (FNC) rendra public ses analyses relatives à l’amélioration de la Constitution du 25 février 1992 ou à l’éventualité de la convocation d’une Constituante.

Veuillez croire, Monsieur le Capitaine, en l’expression, de notre plein et indéfectible attachement au Mali Un et Indivisible, souverain et pacifié.

La Coordination
M. THIAM

Pièce jointe : Lettre ouverte du 26 mars pour un prompt retour à l’ordre constitutionnel normal.



Derniers articles