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Les CCT sont synonymes de protection, de progrès et de relations stables

vendredi 25 novembre 2011

USS, Berne, le 24 novembre 2011

100 ans de conventions collectives de travail (CCT) – une « success story »

Les CCT sont synonymes de protection, de progrès et de relations stables

« La CCT est la voie royale », a déclaré aujourd’hui, à Berne, le chef du Département fédéral de l’économie, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, lors de la journée organisée à l’occasion du centenaire des CCT. La Suisse a été le premier pays à ancrer de tels contrats dans la loi.

Pendant la dernière décennie, les CCT ont connu un essor fulgurant, surtout grâce aux mesures d’accompagnement destinées à protéger les salaires et les emplois. Aujourd’hui, plus de la moitié des travailleurs et travailleuses profitent d’une CCT. Ce sont 1,7 million de personnes, dont les conditions de travail sont régies par une CCT. Et ces conditions sont supérieures au minimum prévu par la loi.

« Grâce à l’inscription dans les CCT de salaires minimums, de la retraite anticipée et d’autres conquêtes, la situation des salarié(e)s de Suisse s’est nettement améliorée », a précisé Paul Rechsteiner, le président de l’Union syndicale suisse (USS).

Les CCT continuent leur développement ; cela, dans la direction de la retraite anticipée, de l’égalité entre femmes et hommes, de l’adaptation des durées de travail ainsi que de la formation initiale et continue. Pour le conseiller fédéral Schneider- Amman, il est clair que « si nous soignons l’outil CCT, nous continuerons à figurer parmi les gagnants. »

Particulièrement important maintenant

« Les avantages que présente des relations employeur(e)s/employé(e)s structurées et constructives sont flagrants, surtout dans une économie ouverte et fortement dépendante de l’exportation », a encore dit Thomas Daun, le directeur de l’Union patronale suisse.

Plus de 170 personnes provenant des milieux de l’économie, des autorités et de la science ont participé à la journée « 100 ans de CCT. Les 100 ans d’un pilier du partenariat social », qui durera encore jusqu’à 17 heures. Les organisateurs en sont l’Union patronale suisse, l’USS et Travail.Suisse.


Communiqué de l’ATS repris par la plupart des quotidiens


100 ans des CCT : les partenaires sociaux en nombre à Berne

La célébration des 100 ans des conventions collectives de travail suscite l’intérêt. Près de 200 représentants des partenaires sociaux étaient présents jeudi matin à Berne lors d’une journée de conférences. Attendu en début de matinée, Johann Schneider-Ammann n’est arrivé que peu avant la mi-journée.

Le conseiller fédéral en charge de l’économie étant retenu par d’autres obligations, ce sont le président de l’Union syndicale suisse Paul Rechsteiner et son homologue de l’Union patronale suisse Thomas Daum qui ont ouvert les feux.

L’ambiance, chaleureuse lors de la verrée précédent les allocutions, s’est faite studieuse une fois les intervenants sur l’estrade. Paul Rechsteiner et Thomas Daum ont brossé le tableau des succès des CCT ces 100 dernières années devant une salle comble de l’Union postale universelle.
Revendications

Les partenaires sociaux se sont félicités de la stabilité dont jouit la Suisse grâce à la paix du travail. Chacun n’a toutefois pas oublié d’avancer ses revendications.

Le partenariat social est devenu de plus en plus difficile ces dernières années, selon Thomas Daum. En raison d’une pression croissante sur les coûts en raison de la concurrence internationale, la redistribution des bénéfices n’est plus aussi aisée qu’auparavant, assure-t-il.

"Bref, il faut fixer des priorités claires", lance le patron des patron. Le succès de l’entreprise vient en première position et le maintien de l’emploi en deuxième lieu. Ce n’est qu’ensuite qu’il est possible de se pencher sur la question de la redistribution de la richesse.
Délocalisations à proscrire

Du côté syndical, Syna appelle les patrons à ne baisser les salaires sous aucun prétexte, même si les conditions économiques s’assombrissent. Il demande également à proscrire les délocalisations qui n’auraient que la maximisation des profits comme seule motivation.
(ats)

PDF - 1.3 Mo
2011-11-24uss_100-CCT.pdf


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