Communauté genevoise d’action syndicale

Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève

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Fin de la procédure de consultation sur les licenciements à l’UBS

Les associations de défense des employés sont déçues par la réaction de l’UBS de ne tenir quasiment pas compte de leurs propositions visant à réduire les licenciements, mais aussi à favoriser d’autres formes de travail au sein de la banque.

Après que l’UBS ait annoncé le 15 avril dernier la suppression de 2500 postes de travail en Suisse, les organisations de défense des employés de la banque, à savoir la Société suisse des employés de commerce (SEC Suisse) et l’Association des employés de banque (ASEB) avaient insisté pour faire part de leurs propositions visant à atténuer les impacts négatifs des suppressions d’emploi. Le délai de réponse à cette consultation était fixé au 17 mai 2009 et l’UBS a pris position sur ces propositions. Les conclusions de la banque sont particulièrement décevantes.

L’UBS est en effet arrivée à la conclusion qu’il serait possible de mettre à la retraite anticipée entre 100 et 150 employés supplémentaires. Et cela quand bien même les départs à la retraite anticipée ne correspondent pas toujours aux aspirations des personnes concernées.
Une légère augmentation des réductions d’effectif par le biais de mises à la retraite partielles, comme le prévoit le modèle d’horaire de travail en vigueur, aurait été mieux adaptée aux objectifs de l’employeur comme des employés.

Cela aurait permis d’éviter des licenciements, mais surtout d’éviter des pertes de savoir-faire dans la banque. Si la situation en vient à se stabiliser sur le marché du travail, l’UBS pourrait alors immédiatement compter sur des employés bénéficiant d’une formation de haute qualité.
En tout état de cause, l’UBS aurait pu se profiler en tant qu’entreprise novatrice. Cela aurait aussi constitué les fondements d’une culture d’entreprise innovante en matière de relation de travail.

Il est extrêmement navrant que l’UBS n’a tenu compte que marginalement des propositions des organisations d’employés. Elle a vraiment laissé passer sa chance.



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