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un photographe traduit en justice (Demir SONMEZ)

lundi 26 novembre 2018 par Claude REYMOND

paru dans La Tribune de Genève par Luca Di Stefano

Demlr Sönmez s’oppose à son ordonnance pénale pour refus de circuler sur ordre de la police

Dans le microcosme politico-médiatique genevois, tous connalssent Demlr Sönmez. Le photographe genevois ne manque pas une manifestation ni un rassemblement populaire. Il était donc devant les portes de l’Hôtel de Ville le 14 décembre 2017, lorsque 200 fonctionnalres se sont rassemblés pour protester contre le budget de l’Etat.

Quand les manifestants ont tenté de pénétrer dans l’enceinte, a-tiI vraiment « perturbé le travail la polie en continuant de prendre des clichés avec son appareil par-dessus les épaules des policiers » comme l’affirme le rapport de police ?

Une procédure étant en cours, la police ne commente pas les faits. Mais du côté du photographe, on rejette vigoureusement les accusations. C’est pourquoi, Demir Sönmez a formé opposition à son amende de 300 francs, à laquelle s’ajoutent 100 francs d’émoluments. De fait, la procédure sera traitée par le Tribunal de police prochainement. « Pendant la manifestation, l’agent m’a dit de reculer. Je lul ai slmplement répondu que je ne pouvais pas, faute de place. Mais je n’étais absolument pas sur son épaule, », soutient Demir Sönmez. « C’est plusieurs heures après la manifestation que le policier est a dit qu’il me connaissait », raconte le photographe, membre du Parti socialiste.

Pour l’avocat qui le défend,le problème réside dans le fait que le Service des contraventions se base uniquement sur le rapport de police. « toute cette histoire est partie de l’aéroport, où Demir a couvert une intervention musclée. Depuis, il est régulièrement interpellé par les mêmes gendarmes, assure Me Christian Dandrès. Pour l’avocat et député, « il est essentiel que des gens comme Demir puissent couvrir ce type de manifestations. Ces interpellations sont une atteinte à sa liberté et cela est inadmissible. »



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