Communauté genevoise d’action syndicale

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communiqué 01-06-2015 UNES

Non, Monsieur le Conseiller fédéral, le but de l’initiative n’est pas atteint !

lundi 1er juin 2015

Aujourd’hui, Monsieur le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’exprime dans le « 24 Heures » au sujet de l’initiative sur les bourses d’études soumise en votation populaire le 14 juin prochain pour, notamment, attester de la qualité du travail effectué dans le cadre de l’initiative. Ceci nous réjouit. Néanmoins, ses propos concernant le coût et les objectifs de l’initiative sont absolument incompréhensibles, ces derniers ne sont de loin pas atteints !

« Seule l’initiative garantit un système de formation équitable afin d’assurer que personne ne renonce, pour des raisons financières, à se former dans le cadre d’une maîtrise fédéral ou d’un diplôme académique » souligne Iván Ordás Criado de la Direction de l’Union des Étudiant-e-s de Suisse (UNES). Le Contre-projet indirect du Conseil fédéral, présenté comme un grand succès, alors qu’il est, au mieux, qu’un pas timide et partiel dans le sens d’un système de formation plus équitable. Si la compétence quant à l’attribution des allocations de formation reste en main des cantons, alors la réalisation de l’égalité des chances pour les étudiant-e-s de toutes les régions du pays ne restera qu’un vœu pieu.

Monsieur Schneider-Ammann colporte dans cette interview plusieurs chiffres et arguments erronés concernant le coût de l’initiative. Il est vrai qu’un coût supplémentaire d’environ 120 mio de francs sera engendré, or, dans la perspective des coûts liés au manque de main d’œuvre qualifiée, ce montant ne constitue pas une dépense supplémentaire mais bien un investissement nécessaire dans le système de formation afin de prévenir ce phénomène. À quoi ça sert de financer des universités et une formation professionnelle supérieure reconnues et admirées dans le monde entier si les personnes compétentes pour s’y former doivent renoncer pour des raisons financières ?

Iván Ordás Criado nous rappelle une autre fausseté que colportent nos opposants :
« une allocation à la formation ne constitue jamais un « salaire minimum » aux étudiants malgré ce qu’ ils essaient de faire croire. D’ailleurs, cela démontre la faiblesse de leurs arguments. Seules les personnes répondant à des critères stricts et précis et ayant démontré leurs difficultés reçoivent donc une aide adapté à leurs besoins. Ceci ne changera d’ailleurs pas en cas d’acceptation de l’initiative sur les bourses d’études.

Nous demandons l’équité, les même règles du jeu pour toutes et tous, ni plus, ni moins ! » Le calcul du montant d’une bourse d’étude doit être basé sur les frais effectifs liés au lieu de formation en fonction du coût de la vie locale. Une formation à Neuchâtel ne représente au final pas le même coût qu’une formation à Genève.



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