Communauté genevoise d’action syndicale

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la « dette » de l’assurance chômage dépasse les 7 milliards...

mercredi 18 août 2010 par Claude REYMOND

C’est une des accroches du journal Le Temps du mardi 17 août 2010. Suite aux deux pages entières sur le thème « l’assurance chômage chancelle », on y trouve l’annonce du Comité romand pour une assurance chômage sûre et solidaire qui recommande le OUI.

Nous avons repris en parties les trois titres pour chapeauter nos arguments...


Le problème : l’assurance chômage dans les chiffres rouges

Evidemment : les collectivités publiques ayant transféré à des entreprises « privées » les activités indispensables à la bonne marche du pays, alors que les autorités n’ont plus les leviers nécessaires pour développer les services, satisfaire d’autres besoins et socialiser ces richesses nouvelles, les entrepreneurs des anciennes grandes régies rationalisent en supprimant emplois et prestations « superflues ». Ce faisant « on » réduit l’usage de la force de travail disponible et les coûts de l’exploitation tout en provoquant une dépendance financière des personnes qui en sont exclues.

La solution : agir sur l’organisation économique et les cotisations

Alors que les salaires de la grande majorité stagnent ou régressent, la rémunération des gardes chiourmes, des cadres et des titres de propriété des entreprises a augmenté considérablement ; donc celle-ci devrait être plus mise à contribution. Il faut taxer l’ensemble de ces rémunérations inéquitables.

Concernant l’organisation économique, on pourrait aussi interdire aux bourses de « jouer » avec la valeur des céréales, des matières premières, etc... Par ailleurs, il faut que l’Etat se réapproprie les grandes régies et en créent de nouvelles en utilisant le progrès de la productivité sociale du travail pour améliorer les conditions d’existence de tous.

Sinon : une alternative coûteuse

Si cette révision - qui maintient un plafonnement de cotisation sur les hauts salaires - est acceptée, la captation des richesses nouvelles par une minorité se poursuivra, précipitant le plus grand nombre dans une précarité accrue. Si nous ne jugulons pas les actes de piraterie de la grosse bourgeoisie, le pouvoir d’achat de tous les autres citoyens sera encore pénalisé.

NON à la révision de l’assurance chômage le 26 septembre 2010 !



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