2010-11-04
Nous considérons qu’il s’agit de se mettre d’accord sur des revendications qui puissent être portées par tous les secteurs (sur les lieux de travail, auprès des jeunes, par les femmes sans activités professionnelles, les familles monoparentales, dans les écoles, etc.) selon des modes d’actions divers. Les revendications trop générales n’incitent pas toujours les femmes à se joindre à une lutte, il s’agit de les adapter au contexte vécu spécifiquement par les unes et les autres.
Sur le plan national, les syndicats souhaitent porter les revendications suivantes :
- égalité des salaires maintenant (les dernières statistiques de 2008 indiquent un
nouveau creusement de l’écart salarial entre femmes et hommes) et application de la LEg ; - initiative pour un salaire minimum (lancement en janvier par les syndicats de l’USS) ;
- des emplois sûrs et équitables (problème des temps partiels contraints, des contrats précaires, du travail sur appel, de la flexibilité des horaires en faveur de l’employeur, les horaires coupés, l’absence de 2ème pilier, etc.) ;
- une offre suffisante de places de qualité dans les institutions de la petite enfance
(cf. IN 143 à Genève) ; - pas de révision de l’AVS au détriment des femmes ;
- Pour un meilleur partage du travail rémunéré et du travail non rémunéré.
Les présentes indiquent aussi les revendications suivantes :
- accès des femmes aux postes à responsabilité (plafond de verre) ;
- violence et harcèlement sexuel ;
- régularisation des femmes sans statut légal car elles assument des activités
essentielles (soins aux personnes, « garde » des enfants, etc.) ; - exemples choquants : 4 frs/h pour les familles d’accueil à la journée, un contrat type de travail national de l’économie domestique