Comité d’organisation du 1er Mai

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discours de la fonction publique internationale

place des Nations vers 14h30

mardi 1er mai 2001 par Claude Reymond

Fonction publique - DISCOURS DU PREMIER MAI - PLACE DES NATIONS

1er MAI 2001

LE GROUPE DE GENÈVE

Une fois encore, les fonctionnaires internationaux se joignent aux travailleurs de Genève pour célébrer la Journée mondiale du Travail.

Aujourd’hui, partout dans le monde, les peuples placent cette journée sous le signe de la fête et de la solidarité, en participant à des manifestations de protestation contre les politiques locales et mondiales qui portent atteinte à leur vie et à leur dignité.

Les mots d’ordre du passé, qui portaient essentiellement sur les droits des travailleurs, se sont élargis à toute une série de préoccupations diverses, parmi lesquelles les droits de la personne, l’écologie, la mondialisation, la pauvreté, l’environnement, l’injustice sociale, l’éducation et la santé pour tous. La coopération et la solidarité s’intensifient entre les divers groupes. Marchons ensemble jusqu’au Parc des Bastions pour en juger nous-mêmes.

Dans certaines villes on organise des carnavals de protestations avec des fêtes dans les rues, de la musique, des défilés et des manifestations devant les bourses. D’autres villes proposent des bals populaires, des pique-niques, des représentations théâtrales en plein air, des rassemblements, des spectacles culturels et des discours. Une grande ville lance un appel à un vaste programme de légalisation qui permettrait aux familles d’immigrés de mener une vie meilleure. Une autre met sur pied un festival consacré à la promotion de la justice sociale et à l’encouragement de modes de vie plus écologiques.

Aujourd’hui, nous, les fonctionnaires internationaux, sommes venus exprimer notre solidarité et notre appui au reste du monde et particulièrement à Genève, ainsi que pour démontrer notre engagement en faveur de la promotion et de la protection du droit au travail, du droit de gagner sa vie, pour soi-même et pour sa famille.

Nous sommes venus réaffirmer notre droit à des conditions de travail décentes, sans harcèlement, sans contrats précaires, sans traitement injuste ou discriminatoire.

Nous sommes venus pour faire savoir que nous exigeons le droit fondamental de négocier nos conditions d’emploi. Ce droit, reconnu par la Charte des Nations Unies, la Convention du BIT et de nombreuses autres Constitutions et Législations du travail, est toujours refusé aux fonctionnaires internationaux. Dans ce domaine, les organisations internationales, au lieu de donner l’exemple, sont à la traîne, isolées dans une conception archaïque des relations de travail.

Nous condamnons ce refus et cet isolement, non seulement au sein des organisations internationales mais aussi partout où ils ont des conséquences négatives pour les travailleurs. Nous ne sommes pas sur une île. Ce qui touche l’un de nous, touche aussi tous les autres.


Once again, the international civil servants join fellow workers of Geneva in celebrating MayDay, or Workers’ Day.

Today, in cities all over the world people are reclaiming this day as a day of celebration and solidarity, calling for demonstrations in protest against local and global polices which are harmful to their lives and their livelihood.

The single-issue campaigns of the past which focused mainly on labour rights are giving way to widely differing agendas – human rights, ecology, globalization, poverty, the environment, social injustice, education and health for all. Cooperation and solidarity among diverse groups are increasing. Take a walk with us to the Parc des Bastions and see for yourselves.

Some cities are proposing carnivals of protest with street parties, music, marches and blockades of stock exchanges. Other cities are organizing maypole dances, picnics, open theaters, rallies, cultural performances and speakers. One major city is calling for a broad legalization program that would allow immigrant families a better life. Another is organizing a festival focusing on promoting social justice and encouraging a more ecologically sustainable way of life.

Today, we, international civil servants, are here to express our solidarity and support to the rest of the world and especially to Geneva to demonstrate our commitment to the promotion and protection of the right to work, the right to provide for oneself and one’s family.

We are here to assert our right to fair and decent working conditions, free of harassment, precarious contracts, unjust and unequal treatment

We are here to express our demand to obtain the fundamental right to negotiate our employment conditions. This right, enshrined in the UN Charter, ILO Convention and many other Constitutions and Labor Laws is still denied to international civil servants. In this area, international organizations, rather than setting an example, isolate themselves in an archaic concept of labor relations.

We condemn this denial and isolation, not only in international organizations but also everywhere where they have a negative impact on workers.

We are not an island. An injury to one of us is an injury to all.