Comité d’organisation du 1er Mai

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l’action du 1er mai 2007 de Solifonds

Fonds de solidarité pour les luttes de libération sociale dans le tiers monde

lundi 2 avril 2007 par Claude Reymond

Le 22 mai 2006, les enseignantes et les enseignants de l’Etat d’Oaxaca (sud du Mexique) se sont mis en grève et ont occupé le centre d’Oaxaca, capitale de l’Etat, en y installant un camp de tentes. Il est apparu d’emblée que leur action de protestation allait se prolonger. Emmenés par la Section 22 du syndicat SNTE-CNTE, les enseignants revendiquaient une augmentation de leur maigre salaire, de meilleures conditions de travail, c’est-à-dire plus d’écoles et du matériel didactique en suffisance, mais aussi au moins un repas par jour pour les élèves. Leur grève a été appuyée par des manifestations pacifiques.

Le 14 juin, Ulises Ruiz, gouverneur de l’Etat d’Oaxaca, a voulu mettre fin au conflit en recourant à la violence : sur son ordre, 2000 policiers ont pris d’assaut le camp des grévistes, tout détruit et malmené les protestataires. Au lieu de « résoudre » le problème, Ulises Ruiz n’a fait qu’envenimer la situation. L’intervention policière fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, et la grève des enseignants s’est muée en véritable soulèvement populaire. La population de l’Oaxaca, l’une des régions les plus pauvres du Mexique, accuse en effet son gouverneur de mauvaise gestion des affaires publiques, de fraude électorale, de corruption et de répression brutale des voix critiques.

A ce stade, quelque 350 groupements et organisations de tout l’Etat se sont réunis pour exiger ensemble le retrait de Ruiz et ont alors fondé l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca (APPO). Les insurgés ont à nouveau occupé le centre, ainsi que divers quartiers et communes d’Oaxaca, assiégé des ministères et organisé nombre de manifestations de masse, mais le gouverneur Ruiz n’a jamais songé à s’en aller. Avec la bénédiction du gouvernement national, il a d’ailleurs intensifié la répression du mouvement populaire.

Si la Section 22 compte parmi les organisations qui en ont souffert le plus, ses représentants, qui luttent pour une véritable démocratie politique et syndicale, sont toujours poursuivis.

Aujourd’hui, ils ont besoin de notre soutien, de toute urgence.

Suite de l’article et numéro de ccp dans la brochure.



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