Comité d’organisation du 1er Mai

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pour la Société Démocratique Kurde de Genève

dimanche 1er mai 2016

Camarades prolétaires, militants et ouvriers de plus en plus démunis

Depuis des années nous assistons à une diminution drastique du niveau de vie dans nos pays présentés comme un modèle de prospérité économique et de la démocratie.

Les acquis sociaux qui semblaient être choses conquises et indissociables de notre mode de vie sont sujet à des revers de plus en plus importants ces dernières décennies.

Chacun de nous le ressent durement au quotidien !

Le constat pour ce qui est du modèle de la modernité capitaliste est amèrement décevant. Ce modèle présenté comme devant être le dernier mot de notre civilisation et de l’humanité nous a conduit dans une situation chaotique sévèrement ressenti ici-même et dans une bonne partie du monde tel que le Moyen-Orient

Ce modèle qui n’a au final pas d’autre philosophie que le profit maximum et la concentration des richesses sociales aux mains d’une minorité est décidée à s’imposer partout dans le monde de manière à continuer de servir les intérêts des plus puissants (des plus barbares) à qui l’on doit le mérite de cette invention.

Pas besoin d’être savant pour voire qu’ici en Suisse l’Etat est de moins en moins prompte à garantir les acquis sociaux alors que les banques et les grandes compagnies concentrent de plus en plus de richesse mondiale entre leurs mains.

L’émergence de plus en plus importante d’une classe démunis n’est que le résultat de ce modèle.

Oui chère camarade, détrompons-nous ! C’est bien le centre névralgique de ce modèle que de vouloir s’imposer partout dans le monde et peu importe quelles sont les puissances qui en sont les bénéficiaires qu’il soient les islamistes du DAIS, les pays de la région ou les superpuissances mondiale.

Chaque puissance sur le terrain ici et ailleurs n’a d’autre volonté que d’avoir une main mise total sur les richesses naturelles et la mère nature pour accomplir ce besoin effréné de profit maximum.

Tous les moyens sont bons. La pensée, les idées et la culture ne doivent servir que ce but ultime. Dominer et gagner le maximum. Tels sont les mots d’ordre.

Le capitalisme moderniste ne se contente pas seulement de s’approprier les moyens de production mais d’avoir une main mise total sur la nature et la vie en général. Car, de par ses postulats il considère comme antagonique la contradiction de l’humain avec la nature !

Nous ne pensons plus, nous ne produisons plus, nous ne travaillons plus pour une meilleure harmonie avec nos voisin, nos semblables, avec la nature et l’écosystème. Conquérir, envahir, soumettre des territoires pour plus gagner c’est le postulat primordial du capitalisme moderniste.

Et en cela, l’Etat islamique est le meilleure représentant de cette philosophie et de cette situation chaotique. Le nombre d’acteurs locaux et internationaux ne change rien.

N’est-ce pas lui qui montre le mieux cette logique de domination au nom d’une idée toute puissante qui lui conférerais tous les droits sur la nature et la vie.
C’est exactement dans un tel contexte que nous les kurdes nous continuons d’être victimes des politiques négationnistes des pays du monde entier et de leurs valets tel que l’état islamique qui mène une guerre par procuration contre nous.

Ainsi, l’état turc bombarde des villes entières tel que Sur, Sirnak, Cizre, Gever et bien d’autre encore sans aucune réaction du monde soi-disant civilisé et ce malgré nombreuses victimes civiles et le non-respect des conventions internationale.

Tout cela grâce au chantage sur la crise des réfugiés syriens. Et oui ! Nos acquis moraux prennent un sacré coup.

Il y’aurait beaucoup à dire et encore plus à faire !

Rappelons tout simplement que pour ce qui est de nos devoirs contre ce modèle en tant que kurde, au Rojava une résistance acharnée est menée contre l’état islamique et le modèle de la modernité capitaliste.

Cette lutte du Rojava représente un nouveau point de départ pour les peuples opprimés et les travailleurs du moyen orient et du monde. Ce combat étant avant tout une révolution des femmes a pour but de défendre un nouveau système basé sur le transfert du pouvoir au peuple.
Des pas importants sont fait notamment par la mise en place d’un fédéralisme démocratique avec les autres minorités au Rojava et une lutte impitoyable est menée par les kurdes de Turquie pour l’autonomie démocratique.
Certes le système mis en place au Rojava ne représente que la réalisation de 30 % de notre nouveau paradigme développé et théorisé par Mr Abdullah Ocalan.

Mais plus que tout temps nous sommes décidés à nous battre pour la création d’une société non hiérarchique, respectueuse de l’autre de la nature et dans laquelle les richesses sociales sont équitablement partagées.

Vive la lutte !
Vive le 1 mai !
1 Gulan Pîroz be !