Comité d’organisation du 1er Mai

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Halte au démantèlement social

Pour le renforcement de l’AVS

lundi 8 janvier 2007 par Claude Reymond

La crise économique qui s’est installée est l’occasion pour le patronat de s’attaquer aux acquis sociaux obtenus par des décennies de lutte syndicale et politique. La ­classe populaire en supporte les conséquences au niveau tant des conditions de travail que de vie. Ce sont en particulier :

Dans les entreprises :

– les conventions collectives sont attaquées, les patrons cherchent à les vider de leur contenu ;
– les salaires ne progressent plus, quand ils ne baissent pas ;
– la sous-enchère salariale se développe, induite par la peur du chômage ;
– les licenciements se multiplient, par exemple lors de restructurations d’en­tre­prises ;
– les rythmes de travail sont de plus en plus accélérés ;
– la loi sur le travail, qui est en cours de révision, permettrait de dire qu’il fera jour jusqu’à 23 heures (!), de faire travailler les vendeuses et les vendeurs six dimanches par année sans autorisation et supprimerait la protection des femmes contre le travail de nuit.

Pour les chômeuses et les chômeurs :

– on les pénalise en indemnisant la majorité d’entre eux qu’après un délai de cinq jours ;
– la loi en cours de révision n’apporte pas de progrès significatif et lie des mesures actives de réinsertion à des formes de répression de soi-disants abus ;
– de plus, cette loi imposerait un délai d’attente de 6 mois aux étudiants-es pour leur première demande d’emploi.

Pour l’ensemble de la population :

– le parlement fédéral veut porter l’âge de la retraite des femmes à 64 ans ... en attendant qu’on exige des hommes et des femmes de travailler jusqu’à l’âge de 67 ans (comme le proposent certains parlementaires), sans souci pour les dizaines de milliers de chômeuses et chômeurs qui seraient ainsi créés ;
– la droite refuse de réformer la politique fiscale afin d’exiger une contribution équitable de ceux qui en ont les moyens ;
– les tenants du pouvoir mettent sous pression l’Etat pour qu’il fasse des économies à n’importe quel prix, sans se soucier des besoins réels de la population ;
– on attend depuis maintenant 50 ans la mise sur pied de l’assurance maternité, qui est sans cesse retardée par des manoeuvres dilatoires !
Face à ce qui constitue une grande offensive du patronat et des politiciens à sa solde, nous devons réagir, et nous le faisons :
– par des actions de résistance contre les licenciements et les restructurations ;
– par le lancement d’initiatives populaires pour l’emploi, pour une fiscalité plus juste, contre l’exclusion sociale ;
– par des luttes contre le démantèlement des services publics, notamment grâce aux référendums.

Si nous avons choisi le thème de l’AVS comme emblème du 1er mai 1995, c’est que nous estimons qu’il est évocateur tant en matière d’attaque contre les acquis sociaux qu’en termes de résistance populaire à cette­ attaque.
En juin prochain, le peuple devra se prononcer sur le référendum qui combat l’élévation de l’âge de la retraite pour les femmes et sur l’initiative populaire fédérale qui prévoit une extension de l’AVS.

Il s’agira de voter NON à la 10e révision de l’AVS et OUI à l’initiative.
Par ailleurs, le comité du 1er mai appelle­ à signer une autre initiative sur ce sujet : celle qui reprend les aspects positifs de la 10e révision de l’AVS et permettra ainsi de préserver les acquis.

La lutte pour le renforcement de l’AVS nous concerne toutes et tous, travailleuses et travailleurs, chômeuses et chômeurs, retraitées et retraités :
notre avenir et notre présent en dépendent.

PS:

lundi 1er mai
11 h 30 à La Pierre – plaine de Plainpalais, commémoration devant le monument du 9 novembre 32, allocution d’André Hediger, Maire de la Ville de Genève, du Parti suisse du Travail. Un apéritif sera offert ;
12 h à 22 h, restauration et stands d’orga­ni­sations diverses dans le parc, manège et tir-pipe ;
15 h rassemblement au boulevard James-Fazy, ânes pour les enfants ;
16 h départ de la manifestation
qui suivra l’itinéraire : boulevard James-Fazy, place des 22 Can­tons, rue de Chantepoulet, rue du Mont-Blanc, pont du Mont-Blanc, place du Port, place Longemalle, Croix d’Or, rue du Marché, rue de la Confédération, rue de la Corraterie avec arrêt du cortège et prises de parole, puis place Neuve, et finalement parc des Bastions ;
16 h 45 discours unitaire à la Corraterie avec l’allocution de Nicole Malcotti présidente de l’Union des syndicats du canton de Genève et de Pierre Vanek pour solidaritéS ;
17 h 30 arrivée au parc des Bastions en musique avec les Macadams Swinger, puis démonstration de trial acrobatique, balades pour les enfants sur les ânes de Bonaventure, 45 minutes du cirque Théâtre-Circule pour petits et grands ;
19 h la chanteuse Bérangère Mastrangelo et le pianiste Pierre Vincent se produisent sous la tente.