Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève
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En raison de la tenue du sommet du G7 à Évian-les-Bains, des contrôles renforcés aux frontières franco-suisses sont annoncés du 10 au 19 juin 2026. Plusieurs passages frontaliers seront fermés ou fortement perturbés, entraînant très vraisemblablement des ralentissements importants pour de nombreuses travailleuses et de nombreux travailleurs frontaliers.
La Communauté genevoise d’action syndicale rappelle que les salarié·es ne sont pas responsables de cette situation exceptionnelle. Ils et elles ne doivent donc pas en subir les conséquences professionnelles, salariales ou disciplinaires.
La CGAS appelle l’ensemble des employeurs du canton à faire preuve de responsabilité et de souplesse durant toute la période concernée. Elle leur demande en particulier :
Cette situation est publique, prévisible et exceptionnelle. Il appartient donc aux employeur·euses d’anticiper et d’organiser le travail de manière raisonnable, sans faire porter l’entier du risque sur les salarié·es.
Il est inadmissible que l’État se montre extrêmement attentif aux préoccupations des employeurs, tout en omettant de mettre en place un dispositif minimal d’information et de soutien pour les travailleuses et travailleurs concerné·es.
Même si certaines problématiques relèvent principalement du Code des obligations et que les compétences d’intervention de l’OCIRT peuvent être limitées dans ce cadre, l’État ne peut pas s’en laver les mains. L’OCIRT doit au minimum indiquer clairement l’état du droit applicable, mettre à disposition une permanence téléphonique ou un point de contact pour les salarié·es confronté·es à des questions ou à des pressions,
et orienter les personnes concernées vers les syndicats lorsque leur intervention est nécessaire.
La CGAS invite donc les autorités cantonales et les associations patronales à relayer ces principes de bon sens : pas de vacances imposées dans l’urgence, pas de sanctions pour des retards liés aux contrôles, pas de récupérations abusives, pas d’amplitudes horaires déraisonnables, mais de l’anticipation, de la souplesse et du dialogue social.
De plus, la CGAS est très préoccupée par le risque accru sur tout le territoire de contrôles pouvant déboucher sur des dénonciations aux autorités en matière d’infraction à la Loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI). Il est inadmissible que des travailleuses et travailleurs sans statut légal, que les employeur·euses
ne rechignent pas à engager, subissent les conséquences indirectes de ce sommet. La CGAS demande aux autorités de veiller prioritairement à leur mission de garantir la sécurité de la population, que ces travailleurs-euses ne menacent d’aucune manière.
[Voir la mise en garde du SIT à ce propos]
La Communauté genevoise d’action syndicale restera attentive aux pratiques des employeur·euses durant cette période et invite les travailleur·euses concerné·es à s’adresser à leurs syndicats en cas de pression, de sanction, de retenue salariale, de récupération abusive d’heures, d’imposition de vacances ou de dépassement de l’amplitude horaire.
Contacts :
Davide De Filippo, président de la CGAS - SIT +41 79 707 14 67
Yves Defferrard, vice-président de la CGAS - Unia +41 79 279 45 91
Joël Varone, vice-président de la CGAS - SSP +41 79 398 49 95
