Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève
Rue des Terreaux-du-Temple 6 - 1201 Genève
iban CH69 0900 0000 8541 2318 9
Davide De Filippo, président de la CGAS
Le Seco doit prendre ses responsabilités et arrêter de communiquer de manière fallacieuse sur la situation. Il y a une situation de crise, le Seco doit le dire, il doit l’assumer, et il doit prendre les mesures nécessaires pour la régler dans l’urgence et à long terme.
Nous avons trois revendications auprès du Seco :
Pierre Linker, gestionnaire à la caisse de chômage du SIT
Il y a certes les retards de paiement des indemnités, mais pas seulement : certaines personnes se voient imputer des remboursements d’avances déjà réglées, ou subir une saisie qui n’a plus lieu d’être. La situation est catastrophique.
Pour effectuer certaines opérations, il faut attendre plus d’une minute après avoir cliqué pour qu’une action se passe. Le système demande beaucoup plus de documents et informations qu’auparavant. Si elles manquent, c’est un rond rouge avec une croix blanche qui apparaît et tout est bloqué. On en est au point où le Seco nous donne des "trucs" pour contourner les blocages du système informatique et faire avancer un dossier d’un·e ayant-droit lorsque les exigences requises ne peuvent pas être fournies.
Célia Barrez, co-responsable de la caisse de chômage du SIT
Désormais, c’est le gestionnaire qui doit travailler pour le système informatique et plus l’inverse, c’est insupportable : on oublie que ce sont dernière les dossiers ce sont des personnes réelles.
Le retard accumulé ne sera pas rattrapé avec le paiement des indemnités de janvier, il va se reporter sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sans compter le risque d’épuisement pour le personnel des caisses.
Fabienne Abramovitch, Action Intermittence
Nous devons faire face à beaucoup de demandes et d’inquiétude de la part de nos membres. Iels exercent des métiers précaires, les indemnités sont indispensables pour pouvoir vivre au quotidien.
Le problème concerne l’ensemble du pays, il faut une action au niveau national.
Matheus Diniz, permanent à l’ADC - association de défense des chômeur·euses
Le Seco nous parle de quelques bugs informatiques. Mais pour les personnes concernées, ce ne sont pas des bugs, mais des factures qui seront impayées et les risques qui vont avec.
Matthieu Jotterand, PS Genève
Les dysfonctions du système étaient connues, ce n’est pas une erreur de la part du Seco, mais une faute. Nous appelons le gouvernement et le parlement genevois à prendre des mesures pour faire face à l’urgence.
Jocelyne de Haller, solidaritéS
Nous exprimons notre totale solidarité avec les personnes touchées, qui doivent faire face à un système qui les déshumanise. Nous exigeons un moratoire urgent et la correction du programme informatique.
Le Seco se permet de conseiller d’envoyer les chômeur·euses qui subissent les dysfonctionnements du système informatique à l’aide sociale, qui semble être à ses yeux une variable d’ajustement.
Loretta Rotstein, association 50&+
Les personnes de 50 ans et plus qui sont au chômage sont lourdement pénalisées : elles subissent particulièrement fortement le chômage de longue durée, et elles sont considérées comme persona non grata sur le marché de l’emploi.
Igor Kazakovic, Unia
Je tiens à remercier toutes les personnes qui travaillent dans les caisses de chômage qui ne comptent pas leurs heures depuis le début de l’année pour faire le maximum pour que les bénéficiaires puissent toucher leurs indemnités.
Brève sur le rassemblement au 12h45 de la RTS
24 heures : Le bug informatique à l’assurance chômage est connu depuis dix ans