Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève
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Une majorité du Législatif genevois a accepté la proposition de son Exécutif de transférer contre indemnité la propriété des immeubles dont l’Etat est propriétaire tant à l’aéroport qu’aux Transports publics genevois.
Histoire de faire rentrer une bonne somme d’un coup dans les caisses cantonales au lieu de se contenter des loyers que ces entreprises « publiques » honorent depuis des dizaines d’années.
Bien que l’Etat restera propriétaire des parcelles sur lesquelles se déroulent les activités économiques de l’aéroport et des Transports publics genevois, le transfert d’actifs est aussi un transfert de l’APPAREIL DE PRODUCTION.
Or, dans le mouvement syndical, on a toujours considéré qu’il fallait préserver la faculté et les moyens de l’Etat d’agir par une politique anticyclique de façon à juguler les dégâts causés par le régime de la « libre entreprise ».
Les transferts d’actifs envisagés affaibliront cette compétence !
Est-il encore nécessaire de rappeler que la propriété en propre d’une collectivité publique et les garanties du respect du droit à l’égard des travailleurs ou des usagers/clients ne sont JAMAIS EGALES à ce qu’offre une société dont la gouvernance est exercée par actionnaires ?
Par ailleurs, même si l’Etat serait acquéreur de la majorité des titres d’une société anonyme, l’entité légale et juridique demeure la personne morale qui les émet ; et celle-ci n’a que faire des considérations éthiques ou des besoins non solvables de la population : le facteur de cohésion d’une entreprise « privée » n’a jamais été le respect de la démocratie, la solidarité sociale, etc..
L’Etat et le bien public sont dirigés par des personnes élues - et qui doivent donc s’en rapporter au peuple. En revanche, la société anonyme est dirigée par les porteurs de part de son capital ; et les actionnaires n’ont de compte à rendre qu’à la Bourse, soit la plus grande institution de destruction de valeur ajoutée n’ayant jamais été créée, celle qui par des montagnes d’illusions financières écrase et flétrit la production réelle.
Bien que ni les TPG ni l’Aéroport de Genève ne soient à ce jour des sociétés anonymes, libres et totalement indépendantes de l’Etat, le transfert d’actifs envisagé aménage une situation de fait qui favorisera leur « détachement ».
Ces deux « institutions » contribuent à la mobilité collective et publique, ne laissons personne nous contraindre à devenir leurs otages.
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