Communauté genevoise d’action syndicale

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COOP trahit les 20 000 employés de la vente à Genève

Communiqué de presse

jeudi 18 octobre 2007 par _information fournie par la composante

Bien que signataire depuis des années, COOP retire soudain son paraphe de la convention collective cantonale de la vente. Au-delà des répercussions qu’une telle décision peut avoir sur l’application de la CCT, c’est un acte purement irresponsable que commet le deuxième distributeur du pays.

Comme le SIT vous l’annonçait dernièrement, la convention collective de la vente à Genève (CCT-Cadre) a finalement été renouvelée pour les 3 années à venir. Malgré des négociations difficiles, tous les partenaires sociaux s’étaient engagés à la signer, reconnaissant unanimement l’apport indispensable de cette convention collective de travail.
Toutefois Coop, qui est non seulement signataire de cette convention mais qui siège à la table des négociations depuis le début, retourne sa veste de manière tant subite qu’inattendue et refuse, sans autre explication, de signer cette convention.

La décision de Coop est d’autant plus incompréhensible que ses représentants ont toujours soutenu ce texte conventionnel qui, du fait de son extension, s’applique obligatoirement à tous les commerces du canton qui possèdent au moins deux employés, soit plus de 20’000 personnes. Cette convention fixe des minima salariaux mais interdit également le travail sur appel et réglemente les heures supplémentaires.

La position de Coop, un acte inadmissible et irresponsable

La décision de Coop a des conséquences directes sur le seuil d’application de la CCT qui devra être rehausser et ne concernera plus que les commerces de plus de 2 salariés. De nombreux employés des petits commerces, déjà particulièrement prétérités, seront ainsi exclus de la convention. Cela est d’autant plus aberrant que Coop possède déjà une convention nationale légèrement plus favorable pour ses employés qui ne sont donc pas directement concernés par la CCT-Cadre.

De Bâle, la direction de Coop donne un signe extrêmement défavorable aux accords régionaux, voire cantonaux et préfère privilégier sa convention nationale. Cela signifie ne pas tenir compte des spécificités géographiques et économiques propres à chaque région et remettre en question l’existence même des conventions cantonales.

Lundi, les 5’000 salariés du gros-œuvre manifestaient contre la disparition de leur convention collective. Aujourd’hui, c’est au tour de Coop de se désolidariser d’une convention qui, toute cantonale, offre de très sérieux garde-fous contre les abus. Dans un canton particulièrement concerné par la libre circulation des personnes, nous avons plus que besoin de maintenir et renforcer les conventions collectives afin d’empêcher toute tentative de sous-enchère sociale et salariale.

A ce titre, la décision de Coop est tout simplement irresponsable !

Pour tout renseignement :

Séverin Guelpa, secrétaire syndical : 022 818 03 59 - 078 792 17 89

Lara Cataldi, secrétaire syndicale : 022 818 03 67