Communauté genevoise d’action syndicale

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28 février 2007 13h30 à Berne

mardi 30 janvier 2007 par Claude REYMOND

dépôt de la pétition PA 2011

« HALTE A L’EXODE RURAL »

A ce jour, la pétition contre PA 2011 a engrangé 30’000 signatures provenant de personnes de la ville et de la campagne, convaincues que le Conseil fédéral fait aujourd’hui fausse route avec le projet de politique agricole 2011.

Le délai pour le renvoi des signatures est fixé au 15 février. Un dernier effort vous est donc demandé pour compléter les cartons à déposer à Berne.

Afin de marquer les esprits à quelques jours des débats sur PA 2011 au Conseil National, nous avons prévu, avec nos partenaires (?), de faire du 28 février, jour du dépôt des signatures, un moment fort sur la place fédérale.

Afin de réaliser notre action qui symbolisera la disparition de 2’000 fermes par an, nous avons besoin d’environ 200 personnes !

Programme du mercredi 28 février :

• 13h30 : rendez-vous à la « Fosse aux ours »

• Env. 14h : départ du défilé en direction du Palais fédéral.

• De 14h30-15h00 : dépôt des pétitions et prises de parole.

voir également sous uniterre et
« HALTE A L’EXODE RURAL »


Pour l’action « Halte à l’exode rural », collectif initiateur de la pétition, la Coopérative Longo maï invite les personnes intéressées à lui faire savoir :

  • je participerais à la préparation de la remise des pétitions et souhaite plus d’informations à ce sujet
  • je viens à la manifestation pour la remise de la pétition le 28 février à Berne, départ près de la Fosse aux Ours à 13h30
  • je peux organiser une rencontre sur le thème « agriculture et société » dans ma région

Indiquer dans le courriel NOM + Prénom + Adresse + Tél.


Cette action vise à contester les objectifs de la politique fédérale agricole préconisée par nos autorités, qui consistent à

1. relever de 0,75 à 1,25 l’unité de main-d’oeuvre standard (UMOS) qui permet à une entreprise agricole d’être reconnue comme telle = seules 31853 exploitations agréées sur les 64’000 du pays, alors que toutes assument des prestations d’intérêt général et écologiques. Cette modification aura également pour conséquence d’exclure la moitié des fermes du droit foncier rural, ce qui aura pour effet qu’elles ne seront plus remises à leur valeur de rendement mais reprises aux valeurs vénales du marché, à des coûts considérablement plus élevés ;

2. tout en n’intégrant toujours pas dans la détermination de l’UMOS le travail de transformation de leurs produits par les paysans eux-mêmes (saucisses, fromages, confitures…), omission qui dissuade ces derniers de mettre en valeur des produits régionaux de qualité = une politique agricole sans véritable réflexion économique, peu innovatrice mais surtout discriminante ;

3. ne promouvoir que des exploitations professionnelles à plein temps au détriment des autres = ségrégation entre les différents types d’exploitation qui peuvent être à la fois viables et assumer les tâches que l’on attend d’elles ;

4. ignorer le scrutin majoritaire de 1996 au travers duquel le peuple suisse a adopté le principe d’une agriculture diversifiée, respectueuse de l’environnement et des ressources naturelles et participant à une occupation décentralisée du territoire ;

5. ne pas tenir compte de la volonté populaire exprimée le 27 novembre 2005 pour des aliments produits sans manipulations génétiques ;

6. ne pas entreprendre une gestion maîtrisée des volumes de production qui évite le gaspillage et les déchets, qui réduise la pression sur les prix agricoles ;

7. ne pas intervenir sur l’exigence d’un respect de prix équitables aux paysans - qui les mettraient à l’abri des abus de la position dominante des transformateurs et des distributeurs, position qui a permis à ces derniers de s’approprier la plus grande part des marges de l’agriculture : en 15 ans les prix agricoles ont diminué de 25% alors que pendant la même période les prix à la consommation augmentaient de 10% !

On relèvera cependant que la PA 2011 maintient, voire renforce, les paiements directs (au détriment des soutiens au marché), dispositif permettant de rétribuer les prestations particulières que fournissent les familles paysannes. Mais encore faudra-t-il que ces paiements directs rémunèrent des prestations et ne soient pas utilisés comme moyen d’abaisser les prix de production. Les réformes successives de la politique agricole ont souvent fait un doux mélange entre les rémunérations pour des prestations (paiement directs) et la rémunération pour la production de denrées alimentaires (prix des produits agricoles). La différenciation devrait empêcher des effets compensatoires favorisant au final les intermédiaires tels que les transformateurs ou distributeurs.

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2007-02-28agricoleA3.pdf


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