Communauté genevoise d’action syndicale

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Ignorées, délaissées, méprisées... mais déterminées pour leur 6ème jour de grève chez Orgapropre et l’UBP !

mercredi 23 janvier 2019

Communiqué de presse du 23 janvier 2019

Aujourd’hui une dizaine de nettoyeuses ont convoqué les médias afin de dénoncer le manque de réactivité des différents acteurs impliqués dans leur licenciement collectif. Au 6ème jour de grève, elles attendent de l’UBP, d’Orgapropre, de l’AGENS (Association Genevoise des Entrepreneurs en Nettoyage et de Services) ainsi que des pouvoirs publics qu’ils montrent une véritable volonté d’accéder, sans perte de temps, à leur requête : obtenir un plan social digne de leur ancienneté et un reclassement pour toutes et tous les licencié-e-s grévistes.

Ils étaient une centaine hier à s’être présentés en soutien au personnel licencié sur les piquets de grève organisés par le SIT. Représentants de partis politiques, secrétaires syndicaux-ales d’Unia ou du SSP, militant-e-s syndicaux-ales, tous ont pacifiquement tenté leur possible pour convaincre les travailleuses et travailleurs de jour, détachés pour l’occasion, de soutenir la grève en solidarité avec leurs collègues licencié-e-s.

Alors qu’elles/ils sont en grève depuis une semaine, les seules avancées qu’elles/ils ont pu obtenir est une rencontre, par l’entremise de l’Union Bancaire Privée, entre Cleaning Services et les secrétaires syndicaux. Cette séance n’a abouti que sur de maigres promesses, sans engagement formel, d’embauche des salarié-e-s licencié-e-s grévistes. Aucune garantie n’a été donnée pour que l’éventuelle embauche se fasse à conditions égales.

Par ailleurs, l’UBP, sollicitée pour le versement d’indemnités de départ, refuse toujours d’atténuer les conséquences du licenciement collectif pour les grévistes, estimant qu’ils ne sont pas responsables légalement des renvois, oubliant leur responsabilité morale et sociale dans le changement de prestataire.

Rappelons que la rupture du contrat a été voulue par l’UBP, dans une volonté de rationaliser ses coûts, alors même qu’elle a enregistré, nous le rappelons, plus de 200 millions de bénéfices en 2018. La banque, en voulant économiser sur les maigres services d’entretien, est passée outre l’existence d’une clause de non-concurrence, jusqu’à ce que le SIT la prie d’intervenir pour atténuer les conséquences sur l’avenir économique des grévistes, une opération jusqu’alors infructueuse.

Lors de la mobilisation d’hier, Monsieur le Conseiller d’Etat Mauro POGGIA a rendu visite aux grévistes, sans pourtant s’adresser à elles et eux. Il a simplement fait savoir qu’il tenterait son possible pour réunir les parties concernées. Il a proposé la date de lundi, qui ne satisfait évidemment pas les grévistes. Ils et elles attendent une résolution rapide du conflit et n’entendent pas laisser leur employeur, Monsieur MASSON, se dorer la pilule au soleil alors qu’elles/ils se battent pour sauver leurs emplois et leur dignité.

Face à tant de mépris, et au peu de crédit offert à l’urgence de leur situation, elles/ils ont décidé de prolonger la grève aussi longtemps qu’il faudra pour obtenir satisfaction. C’est pourquoi elles seront de nouveau, ce soir, devant le siège de l’UBP dans lequel elles entretenaient les locaux, pour certaines et certains depuis près de 30 ans.

PS:

Pour tout renseignement complémentaire :
Merita Elezi
Secrétaire syndicale SIT
t. +41 (0) 78 720 99 59
melezi@sit-syndicat.ch

Thierry Horner
Secrétaire syndical SIT
thorner@sit-syndicat.ch
t +41 (0) 78 751 24 40