Communauté genevoise d’action syndicale

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à propos de la résolution 13 du Conseil d’administration de l’OIT

mardi 29 mai 2018

enterrant littéralement le projet de demander à la Commission de la fonction publique internationale de revenir sur sa recommandation de baisser unilatéralement les salaires des fonctionnaires de l’ensemble du système de l’Organisation des Nations Unies

En résumé, lors de l’examen de cette question, la première intervention a été celle du Groupe des gouvernements dont certains - notamment l’Afrique du Sud et l’Inde - ont demandé que l’OIT soit dans cette affaire en conformité avec ses principes, soit la défense des droits des travailleurs, et donc que l’OIT soutienne la demande à la Commission de la fonction publique internationale de revenir sur sa recommandation, position reprise par le Président du groupe des employeurs toujours pour les mêmes raisons de principe.

Suite à quoi les Etats du groupe IMEC - soit les pays développés - ont estimé que cela serait trop dangereux et ils ont du coup opté pour un maintien de la recommandation de la CFPI seulement avec quelques aménagements.

Suite à quoi la Présidente du Groupe des travailleurs a abondé dans le même sens en estimant aussi qu’une demande de retrait de la recommandation de la CFPI pourrait être contre productive et qu’un simple aménagement de la recommandation serait préférable, donc en allant dans le sens de l’IMEC.

Suite a quoi le Président du Groupe des travailleurs a demandé un vote qui a été finalement rejeté par le Président du Conseil d’administration, et donc la résolution 13 a été adoptée sans vote par le Conseil - résolution qui retient seulement un aménagement de la recommandation de la CFPI sans en contester la validité.

En conséquence le Conseil d’administration s’est retrouvé dans une situation proprement scandaleuse, où cela a été le monde à l’envers, puisque c’est le Groupe des employeurs qui a soutenu les interêts des travailleurs, alors que la Présidente du Groupe des travailleurs - et son Groupe - se sont rangés du côté des gouvernements développés qui n’ont pas contesté la validité de la recommandation de la CFPI ; et finalement sans demander son retrait mais seulement son aménagement.

Voilà ce qu’on pourrait peut être dire à propos de cette séance du Conseil d’administration où les intérêts des travailleurs ont proprement été trahis par ceux qui sont censés les défendre (c’est à dire le Groupe des travailleurs).

Jacques VIGNE



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