Communauté genevoise d’action syndicale

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OUI parce que 75% des étudiantes doivent travailler à côté

mardi 12 mai 2015 par Claude REYMOND

Le 14 juin 2015, l’initiative sur les bourses d’études lancée par l’Union Nationale des Etudiant-e-s de Suisse (UNES) sera votée. Lors de son élaboration en 2010, la CUAE avait soutenu l’initiative tout en émettant un certain nombre de critiques. Il s’agit maintenant de définir la campagne à mener pour l’initiative. Avant de mener une action, nous devons expliquer clairement aux associations de la CUAE et aux étudiantes la politique que nous avons formulée. À cet effet, le Groupe de Travail “Initiative sur les bourses d’études”, mandaté par l’Assemblée Générale du 1 er Avril 2015, propose les arguments suivants :

L’Initiative de l’UNES vise d’une part à garantir un standard de vie minimal durant les études et d’autre part à harmoniser les conditions d’octroi de bourses entre les cantons. Pour défendre cette initiative, nous devons partir d’une analyse concrète d’une situation concrète. Car le fondement de nos arguments doit être la pratique.
Ces dix dernières années, le gouvernement genevois a diminué de 40% le montant alloué au bourses, précarisant toujours plus les étudiantes. Le nombre de bénéficiaire d’une bourses d’étude a été diminué par deux, passant de 14% à 7% de boursières. Aujourd’hui, 17% des étudiantes connaissent de grosses voir très grosses difficultés financières. Face a cette situation, le soutien aux étudiantes doit être renforcé notamment par des bourses d’études suffisantes.

Cette précarité fait que 75% des étudiantes doivent travailler à côté de leurs études au détriment de ces dernières. Ce travail est souvent mal payé et utilisé pour faire pressions sur les salaires des travailleuses. à l’exemple de Migros qui paye moins cher les étudiantes le dimanche. De plus, cette précarité force de nombreuses étudiantes a arrêter leurs études. En effet, le même nombre d’étudiantes arrêtent leurs études pour des raisons d’échec aux examens que pour des raisons économiques.

Cette précarité induit une selection sociale et une reproduction des inégalités à l’université. Ni le statut social, ni les moyens financiers ne devraient déterminer la poursuite des études. Nous revendiquons des études où l’argent ne doit pas constituer un obstacle et une démocratisation des études. L’initiative des bourses de l’UNES est un pas dans cette direction.

Quant au deuxième objectif de l’initiative - à savoir l’harmonisation des conditions d’octroi des aides d’étude au niveau fédéral - il peut servir de rempart aux dysfonctionnements des services cantonaux des bourses d’études et une amélioration de la situation dans certains cantons.

voir http://www.bourses-etudes.ch/comites-regionaux/