Communauté genevoise d’action syndicale

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« Les employés des TPG font toujours plus avec moins »

mardi 4 novembre 2014

MOBILISATION • Depuis hier, une partie du personnel arbore des brassards pour contester les propositions de contrat de prestations.

paru dans Le Courrier du 04-11-2014


« En colère ! » Sur fond jaune fluo, c’est le brassard qu’arborent un partie des chauffeurs des Transports publics genevois (TPG). Ils contestent les deux propositions de contrat de prestations, tant celle du Conseil d’Etat que celle de la direction des TPG, et demandent au Grand Conseil de les rejeter. « Ne punissons pas personnel et usagers au prétexte de l’initiative de l’Avivo », a déclaré hier Valérie Solano, secrétaire syndicale du SEV à l’occasion d’un point de presse devant la gare Cornavin.

Pour rappel, le peuple avait plébiscité l’initiative de l’Avivo demandant une baisse des tarifs des TPG. Estimant le manque à gagner à 16 millions de francs par an, le Conseil d’Etat a alors préconisé de geler les embauches et de licencier 63 postes équivalents temps plein, ce qui revient à supprimer plus d’une centaine de postes. Peu après, la direction des TPG, cherchant à éviter les licenciements, pro- posait de ne pas remplacer les départs à la retraite.

Ces deux propositions sont jugées irrecevables par le SEV : « Les employés font toujours plus avec moins. Le réseau s’est étendu et les précédents contrats de prestations ont induit une baisse de moyens », regrette le secrétaire syndical Vincent Leggiero. Mme Solano fait aussi part de sa crainte pour l’avenir : « En 2019, le CEVA entrera en fonction et les TPG devront mailler le réseau. Alors à quoi bon réduire les effectifs ? »

Pour l’instant, la commission des transports du Grand Conseil étudie le contrat de prestations pro- posé par le Conseil d’Etat et a auditionné les syndicats. Considérant la proposition de la direction des TPG comme un moindre mal, l’Association syndicale indépendante (ASIP) se dit prête à l’accepter sans enthousiasme et n’entend donc pas faire front commun avec le SEV. Celui-ci décidera, pour sa part, de nouvelles mesures de lutte d’ici à la mi-novembre. FLORIAN ERARD



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