Communauté genevoise d’action syndicale

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OUI au salaire minimum, à Genève les travailleurs-euses se mobilisent et battent campagne

mercredi 9 avril 2014 par Claude REYMOND

Communiqué de presse

Grosse affluence à l’Assemblée intersyndicale ce mercredi 9 avril dans le grand auditoire de l’Université ouvrière de Genève.

Plus de 100 militants et militantes des principaux syndicats du canton de Genève se sont réunis en Assemblée pour affûter les arguments en faveur du OUI au salaire minimum le 18 mai, et pour parfaire un plan de campagne et d’actions syndicales foisonnant, à la hauteur de la détermination à obtenir un vote favorable à l’introduction du salaire minimum le 18 mai.

Danielle Parmentier, assistante en pharmacie et présidente du syndicat Unia a rappelé qu’en Suisse et à Genève, plus de la moitié de tous-tes les salariés-es travaillent dans des branches sans CCT, et qu’un nombre important de ces CCT prévoient encore des salaires inférieurs à 4.000 francs. Et de dénoncer la propagande patronale mensongère, centrée sur le chantage à l’emploi visant à créer un climat de peur auprès des salariés de ce pays car les branches à bas salaire ont largement les moyens d’assurer une augmentation des salaires.

Christine Formaz, employée de l’IMAD, institution genevoise de maintien à domicile et présidente du syndicat SIT a souligné que la proportion de personnes travaillant à plein temps pour moins de 4.000 francs dans la riche Genève est un scandale inacceptable : 33.000 salariés-es, soit l’équivalent des habitants de la ville de Vernier, dont la moitié gagnent moins de 3.500 francs en moyenne.

Des militants-es du syndicat Syna, de Syndicom, du SSP se sont également exprimés-es pour dire que le salaire minimum à 4.000 francs c’est le minimum pour vivre dignement à Genève, et instaurer une politique salariale basée sur une meilleure redistribution des richesses. Divers intervenants ont insisté sur la nécessité de ce plancher indispensable pour mettre un frein au dumping salarial et à la pression sur les salaires.

Il a été affirmé avec vigueur que la plus part des employeurs sont des entreprises qui privilégient les bénéfices pour les actionnaires et propriétaires au détriment d’un salaire décent pour leurs salariés-es.

La soirée s’est poursuivie avec une mini conférence de l’économiste Samuel Bendahn, charge de cours à l’EPFL. Cette conférence a permis de démasquer les principaux arguments des adversaires : non seulement, il n’existe aucune évidence scientifique prouvant qu’un salaire minimum détruirait l’emploi ou tirerait l’ensemble des salaires vers le bas. Au contraire, Samuel Bendahan a pu démontrer que les pays avec un salaire minimum étaient des pays où les inégalités salariales étaient moins importantes. Surtout, la Suisse peut aisément se permettre un salaire minimum : une année d’augmentations salariales équivaut à l’achat de deux Gripen, dont on peut clairement s’en passer !

Pour conclure, les militants-es ont organisé des distributions de tracts dans les entreprises, dans la rue, devant les centres commerciaux, sur les terrasses des restaurants, appelé à participer aux soirées de débat dans les communes suburbaines où vivent nombre de bas salaires.



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