Communauté genevoise d’action syndicale

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La journée de travail n’en finira plus et il n’y aura plus de repos dominical

vendredi 26 juillet 2013 par Claude Briffod

Le Conseil fédéral et la majorité du Parlement veulent étendre le travail de nuit et du dimanche. D’abord dans les magasins des stations-service, ensuite dans tout le commerce de détail. Le personnel de vente devra être disponible 24 heures sur 24, sept jours sur sept. La journée de travail n’en finira plus et il n’y aura plus de repos dominical.

Une dangereuse supercherie

Cette révision de la loi sur le travail est un ballon d’essai : si le peuple avale l’extension du travail de nuit et du dimanche dans les magasins des stations-service, les horaires de travail et les heures d’ouverture ne seront bientôt plus réglementées non plus dans le reste du commerce de détail. Le travail de nuit et du dimanche deviendra normal, aussi dans d’autres branches. Plus cette forme de travail désagréable se répandra, plus sa rémunération se dégradera. Et le trafic augmentera. Conséquences : davantage de bruit, de fébrilité et de nuisances pendant la nuit et le dimanche.

Une mesure hostile aux familles et mauvaise pour la santé

Qui dit davantage de travail de nuit et du dimanche dit encore moins de temps pour la famille, les amis et les loisirs. Le dimanche, jour dévolu au repos, après le stress de la semaine, et aux activités sociales, doit être préservé. Des études médicales prouvent enoutre que le travail de nuit est nocif pour la santé.

Injuste pour le personnel de vente

Malgré le travail du samedi, des horaires de travail fragmentés et le travail sur appel, les vendeurs et vendeuses gagnent peu. Deux tiers des personnes qui travaillent dans lavente sont des femmes. Aujourd’hui déjà, elles ont toutes les peines du monde à concilier vie professionnelle et vie familiale. Demain, on leur demandera d’être disponibles 24heures sur 24. Cela signifiera pour elles : encore plus de stress et des conditions de travail encore moins bonnes. Avec des salaires la plupart du temps nettement inférieursà 4 000 francs.



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