Communauté genevoise d’action syndicale

Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève

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Initiative syndicale cantonale pour le contrôle des entreprises (IN151) :

pour protéger les abus patronaux, la Fédération des entreprises romande (FER) remet en cause la démocratie !

mardi 18 décembre 2012 par Claude REYMOND

Genève, le 18-12-2012 - communiqué de presse

Les milieux patronaux genevois sont manifestement effrayés à l’idée que les syndicats puissent vérifier dans les entreprises les cas de sous-enchère salariale et les dénoncer aux autorités compétentes.

Se barricadant derrière un sacro-saint respect de leur liberté économique, ils entendent refuser tout contrôle et toute protection supplémentaires pour les travailleurs. Ils viennent d’annoncer via la FER qu’ils allaient recourir devant le Tribunal fédéral contre la décision du Grand Conseil de valider l’initiative syndicale pour le contrôle des entreprises.

Se faisant, ils entendent priver le peuple de la possibilité de se prononcer sur l’initiative remettant en cause un droit démocratique fondamental.
Alors que les patrons ne cessent de clamer leur attachement au cadre institutionnel, les voilà qu’ils n’hésitent pas à faire obstruction à une décision du Parlement cantonal parce qu’elle donne plus de droits aux salariés.

« Plus le mensonge est gros, plus il passe »

Tandis que les cas d’abus patronaux se multiplient, que même les autorités fédérales en arrivent à revoir les mesures d’accompagnement en introduisant un principe de responsabilité solidaire, le Directeur général de la FER, Blaise Matthey, va jusqu’à oser prétendre que les dénonciations syndicales des cas de sous-enchère ne sont pas fondées (« Quant aux cas portés sur la place publique, aucun ne s’est ensuite avéré fondé ! » Le Courrier, 18.12.12). Visiblement M. Matthey et la FER semblent vouloir adapter les méthodes de communication héritées des pires régimes totalitaires.


« Se payer du patron » ou lutter contre la sous-enchère ?

Alors que ces milieux patronaux ne cessent de revendiquer l’existence d’un partenariat social fort dans lequel patrons et syndicats puissent communiquer, les voilà allant jusqu’à dire que l’initiative veut « se payer du patron » et comparant les inspecteurs syndicaux à la police politique stalinienne au temps des purges (cf. Entreprise romande, 7.12.12 ).

Par leur attitude, les milieux patronaux genevois montrent leurs réticences à vouloir agir concrètement pour mettre un frein aux abus patronaux.

Autant de signes qui renforcent les syndicats dans l’analyse que l’initiative 151 va dans le bon sens : face à l’obstructionnisme des milieux patronaux, seul un système d’inspection donnant des droits à ceux qui ont un réel intérêt à surveiller le marché du travail peut être efficient.

Appel au Grand Conseil et réponse syndicale

Les syndicats de la CGAS appellent le Grand Conseil à défendre fermement sa décision de validation du 30 novembre dernier face à ce déni des institutions démocratiques.

Parallèlement, les syndicats de la CGAS feront valoir leur droit à se faire entendre dans la procédure pour s’assurer que la population puisse se prononcer sur la nécessité de renforcer les contrôles dans les entreprises pour mieux lutter contre la sous-enchère salariale.

Contact :

Alessandro Pelizzari, président CGAS, 079 817 29 04

Manuela Cattani, vice-présidente CGAS, 079 292 84 90



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