Communauté genevoise d’action syndicale

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« Stop à l’hypocrisie ! »

Près de 20’000 signatures soutiennent la pétition en faveur des sans-papier

vendredi 14 octobre 2011 par Claude REYMOND

Berne, le 13 octobre 2011
[communiquè aux médias]

Au début du mois de mai de cette année, le Mouvement suisse des sans-papiers lançait la pétition « Stop à l’hypocrisie ! ». En l’espace de cinq mois, près de 20’000 personnes ont signé la pétition. Par ce biais, le Mouvement revendique plus de droits pour les sans-papiers, et la fin d’une politique hypocrite.

Plus de 100’000 personnes vivent en Suisse sans statut légal. Alors qu’on accepte volontiers leur force de travail, on leur refuse les droits les plus fondamentaux. Depuis des années, la Suisse refuse de mener une politique qui permette aux sans-papiers de sortir de la clandestinité. Au contraire, elle ne fait que fabriquer l’illégalité totalement inutilement.

La pétition adresse une série de revendications concrètes au Conseil fédéral et au parlement, parmi lesquelles l’arrêt immédiat des expulsions forcées et la mise en place de conditions permettant la régularisation des personnes sans statut légal qui résident en Suisse. Concernant la réglementation actuellement en vigueur, à savoir celle des régularisations individuelles pour « cas de rigueur », Marianne Halle du CCSI Genève estime qu’elle ne suffit pas : « Loin d’avoir une chance réelle de régulariser leur situation en faisant cette demande, les personnes sans statut légal risquent aujourd’hui encore l’expulsion, et ce même après de très longues années de séjour. Au vu de la pratique, force est de constater que la réglementation des « cas de rigueur » ne fonctionne pas. »

La clé d’une amélioration : la régularisation collectives

La politique migratoire helvétique produit toujours plus de sans-papiers, et atteint ainsi les limites de la logique. Donato di Blasi, du Movimento senza voce, formule ainsi une exigence envers le Conseil fédéral : « La politique de la Suisse envers les sans-papiers est l’une des plus grandes hypocrisies de notre politique interne actuelle. Puisque Mme la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga l’a elle-même récemment reconnu, elle doit maintenant s’en préoccuper. Nous ne demandons rien de moins qu’un changement de cap. »

Au sujet des mesures qui pourraient être prises afin de concrétiser un tel changement de cap, Moreno Casasola explique : « Il est grand temps que nous envisagions des solutions aussi efficaces que réalisables. Pour ce faire, il suffit de jeter un rapide coup d’œil historique au-delà des frontières suisses pour reconnaître qu’aucune voie politiquement réaliste ne permet de contourner le soi-disant « drapeau rouge » de la régularisation collective. »

Plus de 100 organisations et partis politiques ont soutenu la pétition et ses revendications.

Pour plus de renseignements :

Moreno Casasola | Secrétaire général, Solidarité sans frontières | 0786127517 | Allemand
Alessandro De Filippo | Collectif de soutien aux sans-papiers, Genève | 0787683686 | Français
Donato di Blasi | Movimento dei senza voce | 0774488572 | Italien

www.sanspapiers-bewegung.ch | www.mouvement-sanspapiers.ch | www.movimento-sanspapiers.ch



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