Communauté genevoise d’action syndicale

Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève

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la répression de la police nationale civile guatémaltèque fait des blessés alors que des carences alimentaires affectent la santé physique et psychique des enfants indiègènes

Reprimen a campesinos que manifestaban pacíficamente

vendredi 3 juin 2011 par Claude REYMOND
Mission du Guatemala auprès de l’ONU
chemin de Sous-Bois 21
1209 Genève
 
Mission du Guatemala auprès de l’OMC
avenue Giuseppe-Motta 35
1202 Genève
 
Genève, le 3 juin 2011

Mesdames, Messieurs,

Nous exprimons notre solidarité avec les responsables de CODECA - organisation de développement rural au Guatemala - et les paysannes et paysans guatémaltèques qu’elle représente à Suchitepequez.

Nous savons que les moyens de survie d’une majorité de la population guatémaltèque ne s’améliorent toujours pas 15 ans après la fin de la guerre civile, faute de volonté et de pouvoir politique effectif du gouvernement Colom, faute de répartition minimum des richesses de la terre guatémaltèque, faute de justice sociale.

Nous savons que cette population paysanne pauvre et discriminée est violemment réprimée quand elle défend ses droits à la terre, à la santé, à la justice. La réalité sociale au Guatemala contredit dramatiquement les traités ratifiés au niveau national, ou international par ce Guatemala d’où l’émigration en masse des sans-terre vers les pays voisins, vers le Mexique ou les Etats-Unis malgré les risques encourus. Les ONG médicales qui travaillent dans ce pays s’inquiètent de l’augmentation des carences alimentaires qui affectent la santé physique et psychique des enfants guatémaltèques.

Nous tenons à exprimer notre soutien aux revendications de CODECA dans son adresse au Gouvernement d’Alvaro Colom et au Congrès afin que que cesse la répression contre les organisations paysannes, notamment à Suchitepequez où la police nationale civile guatémaltèque a fait plus de douze blessés (cf doc) ; et pour que les pouvoirs du pays tiennent leurs promesses, à savoir discuter avec les organisations paysannes des nombreux et graves litiges en cours au Guatemala.
En espérant que le Gouvernement et le Congrès du Guatemala tiendront compte rapidement, dans un esprit démocratique et dans l’intérêt de ses concitoyens, du respect du droit à l’expression des communautés paysannes, nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs, nos salutations distinguées.

Chantal WOODTLI, membre de la Commission internationale CGAS

Claude REYMOND, secrétaire syndical CGAS

Copie à la Présidente de la Confédération

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2011-06-03cgas__repression_au_Guatemala_.pdf



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