Communauté genevoise d’action syndicale

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piquet syndical 18 novembre dès 16h30 devant le Grand Conseil

DHL GENEVE : HALTE AUX MEFAITS DU LIBERALISME ECONOMIQUE

lundi 15 novembre 2010 par _information fournie par la composante

Le conflit qui oppose DHL à ses employé-e-s est emblématique.

Une multinationale florissante est prête à délocaliser un service qui fonctionne très bien et produit de bons résultats.

En méprisant le droit, elle est prête à faire payer ce choix purement financier aux salarié-e-s qui lui ont permis d’engranger des bénéfices records, ainsi qu’à la collectivité en envoyant 48 personnes au chômage. Suite à l’appel des Socialistes, un comité politique s’est créé réunissant leur parti, les Verts genevois et Solidarités pour soutenir les employé-e-s de DHL. Ils demandent au Conseiller d’Etat en charge de l’emploi d’intervenir et saluent le courage des employé-e-s de DHL.

Comme l’explique René Longet : « Voilà une entreprise qui affiche des résultats records, mais qui est prête à faire payer à son personnel et à la collectivité un choix purement financier. Seul la recherche du profit pour le profit compte.
L’humain passe en deuxième plan. Il est nécessaire pour DHL et autres multinationales d’inverser le sens de leurs priorités et donc, il est important que la collectivité affirme les limites. » Yvan Rochat de son côté s’étonne du silence assourdissant du Conseiller d’Etat en charge de la solidarité et de l’emploi. Le comité de soutien a décidé d’adresser un message au Conseiller d’Etat.

Les syndicats de la communication et UNIA rappellent que DHL ne respecte pas le code des obligations. En effet, celui-ci prévoit lors de licenciements collectifs que les représentants du personnel soient consultés pour :

  1. Evaluer de quelle manière il est possible d’éviter les licenciements.
  2. En réduire le nombre.
  3. Négocier un plan social si les deux premiers éléments ne sont pas possibles.

Ainsi, ils demandent à ce que DHL revienne sur sa décision arbitraire, fasse preuve de transparence sur les motifs de la volonté de délocaliser et montre ses comptes. De plus, ils exigent que DHL respecte le droit, à savoir que les négociations aient lieu entre eux et la direction, et non individuellement avec chaque collaborateur-trice, comme le code des obligations l’exige en cas de licenciements collectifs. Les syndicats auront une première réunion avec la direction de DHL et ses 16 représentants le mardi 16 novembre 2010.

Par ailleurs, les syndicats dénoncent les méthodes d’intimidation mises en place par la Direction. Par exemple, celle-ci a réembauché un ancien directeur financier, en tant que coach, pour soi-disant aider le personnel à passer le cap. Ce même « coach » se montre extrêmement agressif vis-à-vis des représentants du personnel. Ce type d’action produit clairement de la peur chez certain-e-s employé-e-s et les dissuadent de défendre leurs intérêts de manière ouverte.



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