Communauté genevoise d’action syndicale

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que la grâce consacre la justice humaine

mardi 13 juillet 2010 par Claude REYMOND
au président Barack Hussein OBAMA
US Embassy
Sulgeneckstrasse 19
3007 Bern
 
13/07/2010
que la grâce consacre la justice humaine
 
Monsieur le Président,
 
Nous nous permettons de revenir sur nos courriers du 20 novembre 2008 et du 4 décembre 2009 - déposés à votre intention à l’US Embassy à Berne et auprès de la Mission permanente des Etats-Unis d’Amérique auprès de l’Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève -
consécutivement à la décision du gouvernement cubain du 7 juillet 2010 de
libérer 52 prisonniers « politiques ».
Nous voulons croire en effet que cette dernière est une réponse tant aux
demandes simultanées que nous adressions à son chef et à vous-mêmes,
qu’à celles plus nombreuses souhaitant que la grâce consacre la justice
humaine.
 
Il nous apparaît dès lors nécessaire d’attirer votre attention sur ces faits
pour qu’il vous plaise - à l’image de Cuba - de renforcer le droit et de
juguler l’exception en promulguant une politique étrangère plus ouverte de
votre pays à l’égard de ses voisins, et plus particulièrement en procédant à
un réexamen du devenir des 5 cubains détenus sur votre territoire.
 
Cela étant, nous vous souhaitons, Monsieur le Président, une bonne
continuation dans l’accomplissement de vos tâches et missions.
 
copie pour Mission permanente des Etats-Unis d’Amérique auprès de l’Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève
 
Claude REYMOND, secrétaire syndical CGAS

Traduction : R. Muller, ASC-Ge

13-07-2010

La libération de prisonniers : une victoire silencieuse de la Révolution cubaine

Enrique Ubieta Gómez

La isla desconocida

Mercredi 7 juillet l’Archevêché de La Havane a rendu publique la décision du Gouvernement cubain de libérer ces prochains mois 52 contrerévolutionnaires détenus et jugés en 2003, cinq d’entre eux de manière immédiate. Comme résultat des contacts établis par le Gouvernement avec la Cardinal Jaime Ortega, archevêque de La Havane, et Monseigneur Dionisio García Ibáñez, président de la Conférence des Evêques catholiques de Cuba, un autre détenu avait déjà été libéré pour des raisons de santé.

Dans le système de prisons à Cuba il est de mise d’accorder une licence extra pénale à la personne sanctionnée qui, indépendamment de la raison de son délit présente des problèmes de santé incompatibles avec le régime carcéral. Depuis 2004, 21 autres contrerévolutionnaires de la même cause juridique ont bénéficié de cette politique habituelle ; quatre d’entre eux se sont rendus en Espagne avec leurs familles suite à un accord avec le gouvernement espagnol.

Le gouvernement de Cuba sait discuter et prendre des décisions, sans pressions, ni chantages, ni conditions préalables, sur n’importe quel thème avec tout interlocuteur qui respecte la souveraineté du pays. Le plus grand obstacle pour la libération de ces prisonniers, jugés et condamnés par des tribunaux cubains selon les lois du pays, était précisément l’intention claire de chantage d’une campagne médiatique que les grandes corporations de presse et la droite étasunienne et européenne avaient lancée de manière irresponsable. La Révolution, par contre, propose un dialogue respectueux. Il suffit de se rappeler d’une longue liste d’exemples historiques : l’échange de mercenaires capturés pendant l’invasion de Playa Girón ; le dialogue avec l’émigration cubaine en 1978 et la libération postérieure de centaines de sbires de Batista et de contrerévolutionnaires, beaucoup d’entre eux capturés au cours d’activités terroristes ; les accords migratoires avec des gouvernements étasuniens de l’un et l’autre partis (aussi bien ceux de Reagan et Bush, comme ceux de Clinton et Obama) ; le processus de contacts permanents et d’échange de critères avec les différentes institutions religieuses, la catholique incluse, entre autres. La liste contient des médiations internationales de transcendance, comme celle qui a permis d’imposer définitivement la paix en Angola et dans le cône sud-africain.

Il n’y a pas de faiblesse dans la disposition au dialogue, au contraire, il y a de la force. Les récentes conversations du gouvernement avec la hiérarchie de l’Eglise catholique cubaine sont épaulées par l’existence d’une communication franche et systématique avec les institutions et organisations religieuses du pays. Croyants ou pas croyants, de toute confession, participent de la même façon à la construction d’une société toujours plus juste. Bien que ces conversations se soient produites sur l’initiative des parties, et qu’elles aient favorisé une décision que le harcèlement international avait reléguée à plus tard, les médias transnationaux et leurs laquais internes, déconcertés dans un premier temps, tentent maintenant de capitaliser les résultats. En fait c’était prévisible, et cela ne nous gène pas. Pour la vie de Guillermo Fariñas, comme pour celles de n’importe lequel de ses complices, Cuba a mis à disposition l’équipement médical dont elle dispose, mais aussi celui qu’elle n’a pas mais qu’elle a cherché là où elle a pu malgré le blocus, et les meilleurs spécialistes qu’elle a formé. Mais l’attitude de Fariñas n’aurait jamais pu conduire à l’obtention des résultats qu’il souhaitait. Qu’il est triste qu’un homme expose sa vie sans même savoir que d’autres manipulent ses sentiments, qu’ils planifient les gains possibles de son sacrifice, et qu’ils utilisent son entêtement à des fins illégitimes ! Qu’il est triste, alors qu’il y a tellement de causes justes, indispensables, dans ce monde essentiellement injuste, qu’un homme risque sa vie pour le bien-être personnel d’une poignée de canailles et d’un état impérialiste ! Qu’un homme parie sur la mort pour dérouter un pays qui lutte à contrecourant pour la vie !

Obama sera t’il capable d’ouvrir le dialogue franc, sans réserves impériales, avec son petit mais digne voisin ? Aura-t’il le courage de reconnaître le caractère politique, vindicatif, des sanctions qui pèsent sur les cinq antiterroristes cubains, incarcérés depuis plus de 10 ans dans des prisons de son pays ? Pourra t’il, Obama, avec un simple geste qui rendrait plus digne son mandat, gracier ces cinq personnes qui firent sur le territoire des Etats-Unis en faveur de leurs citoyens ce que les autorités du pays ne firent pas ? Une fois encore la Révolution cubaine offre un exemple de dignité et de force.

Source : http://la-isla-desconocida.blogspot.com/2010/07/la-liberacion-de-presos-una-victoria.html

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