Communauté genevoise d’action syndicale

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Premier Mai 2010

Combattre le chômage des jeunes, pas les jeunes chômeurs !

jeudi 15 avril 2010 par Claude REYMOND

Les chiffres du chômage des jeunes donnent le vertige : Pour près de 30’000 15-24 ans, le premier emploi, c’est chômeur ou chômeuse. Et leur augmentation est dramatique : En une année, le nombre de jeunes chômeur a crû de plus de 70%. Et pour les jeunes chômeurs de longue durée, c’est encore plus dramatique : le nombre des jeunes au chômage depuis plus de 12 mois a augmenté de 175%.

Et quelle est la réponse des partis bourgeois ? Elle est à rebours du bon sens : couper dans les prestations pour les jeunes chômeurs. Et pas qu’un peu : Pour les moins de 25 ans, le nombre d’indemnités de chômage sera divisé par deux, même s’ils ont cotisé autant que leurs collègues plus âgés. Pour ceux qui achèvent des études et n’ont pas encore trouvé d’emploi, ce nombre sera même divisé par trois. Et ce n’est pas tout. Les jeunes chômeurs de moins de 30 ans pourront être obligés d’accepter n’importe quel emploi, même s’il n’a rien à voir avec leur formation. En sabordant la notion de « travail convenable », la majorité bourgeoise du Parlement fédéral ne fait pas que dévaloriser la formation professionnelle, elle pose les jalons d’une sous-enchère salariale qui ne serait pas le fait de patrons-tricheurs, mais organisée par l’Etat. Toutes ces raisons doivent nous pousser à refuser avec énergie une révision de la loi sur l’assurance-chômage qui fait totalement fi des réalités.

La situation des jeunes à la recherche d’une place d’apprentissage ne s’améliore pas. Dans de nombreuses régions et de nombreux métiers, il est très difficile de trouver une place de formation, sans avoir passé par les cases « 10ème année d’école », « semestre de motivation » ou « solution transitoire ». Et, parallèlement, un détestable petit commerce est en train de se monter sur le dos des jeunes qui cherche à entrer en formation professionnelle et de leurs familles : Les entreprises exigent de plus en plus souvent des tests « multicheck » chers et mal conçus et quelques petits malins proposent désormais des cours pour s’y préparer. Comme il existe aussi des cours pour postuler à une place d’apprentissage. Tous ces cours sont payants, bien entendu et la note peut être très salée pour les familles.

Nous devons réagir pour que notre jeunesse ait aussi sa chance.

Nous exigeons :

  • Plus de places d’apprentissage, s’il le faut dans des écoles des métiers publiques
  • Des fonds de formation professionnelle dans tous les cantons. Dans les cantons où ces fonds ont été introduits sur la proposition des syndicats, ils ont fait leurs preuves et ont été toujours largement accepté en vote populaire.
  • Les test « multicheck » et consorts doivent être à la charge de l’entreprise qui les exige. Il faut mettre fin au juteux petit commerce qui s’est monté sur le dos des futurs apprentis et de leurs familles !

Jean Christophe Schwaab, secrétaire USS



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