Communauté genevoise d’action syndicale

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5841 signatures référendaires contre le PAV

jeudi 2 juillet 2009 par Claude REYMOND

Les comités référendaires conduits par l’ASLOCA et la CGAS remercient toutes les personnes qui ont souscrit à leur action.

Paru dans Le Courrier du 2 juillet 2009


Le référendum contre le projet Praille-Acacias-Vernets aboutit

AMÉNAGEMENT • Les comités référendaires ont réussi à récolter plus de 5800 signatures contre la densification de la zone. Hier après-midi, les comités référendaires ont déposé le référendum contre le projet PrailleAcacias-Vernets (PAV). Il est muni de 5841 signatures de citoyens de la Ville de Genève s’opposant au préavis positif de la municipalité. Quatre mille paraphes étaient nécessaires. L’ASLOCA a réuni 3368 signatures et la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) 2473.

Devant le service des votations, symboliquement situé au cœur de la zone menacée de déclassement par le Conseil d’Etat, les membres du comité ont réaffirmé le sens de leur démarche. Ils ont rappelé que leur but est de s’assurer que le projet inclura assez de logements, en particulier sociaux. Vu la pénurie, « construire 20000 bureaux est une provocation », a martelé Christian Grobet au nom de l’ASLOCA. Il exige du Conseil d’Etat que la proportion de logements sociaux soit inscrite noir sur blanc.

Le plan du PAV proposé par Mark Muller, chef du Département des constructions et de l’information (DCTI), prévoyait initialement 6000 logements et 20000 emplois. A la suite de l’annonce du référendum, le magistrat a « sorti de son chapeau » le nombre « impossible » de 14000 logements, explique M. Grobet. Il y voit un contre-feu « démagogique » puisque cette annonce ne repose, selon lui, sur aucune base. Aucune étude sérieuse n’a été menée. L’Etat ne dispose pas de tous les terrains, ajoute Claude Reymond (CGAS), car nombre de droits de superficie ont été cédés pour soixante, voire nonante, ans. Enfin, les garanties seraient inexistantes : le plan n’a pas été modifié, insistent les référendaires.

Pour Pierre Vanek (Solidarité), le référendum permet de maintenir un contrôle et une participation démocratiques. Le militant craint en effet des opérations spéculatives.

Du côté des syndicats, la préoccupation se situe aussi au niveau des conséquences sur les quelque 1000 entreprises et 20 000 emplois actuellement dans la zone. « Une grande partie d’entre elles devront quitter les lieux si le projet aboutit. Mais pour aller où, comment et dans quelles conditions ? » s’interroge Jean-Pierre Thorel, d’Unia.

Le scrutin en Ville de Genève pourrait avoir lieu en novembre. La position de la Ville n’étant que consultative, les opposants n’excluent pas après le vote un référendum cantonal en fonction de la décision que le Grand Conseil prendra. Ils envisagent aussi de s’opposer aux ventes, terrain par terrain. Mark Muller étant en vacances, son département n’a pas souhaité réagir.

ANOUKZBINDEN



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