Communauté genevoise d’action syndicale

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8e Communiqué quotidien du Forum Tamoul Suisse et d’ACOR SOS Racisme

Berne, 17 juin, assemblée publique devant le Palais fédéral

MARCHE POUR LA PAIX AU SRI LANKA, 14 juin 2009

lundi 15 juin 2009 par Claude REYMOND

Amnesty International appelle à la création d’une commission internationale d’enquête sur les violations des droits humains et du droit humanitaire tant par les forces sri-lankaises que par les Tigres tamouls.

Lundi 14 juin, la Marche pour la paix au Sri Lanka reprend la route. après une étape le 12 juin à la Neuveville. Demain, elle s’arrêtera à Bienne pour en repartir le jour suivant. Elle se terminera à Berne le 17 juin par une assemblée publique devant le Palais fédéral et portera un message fort au Parlement et au Conseil fédéral quelques jours avant que la CIP du Conseil des Etats ouvre à nouveau la discussion sur la situation au Sri Lanka.

  • Le gouvernement sri-lankais n’a jamais enquêté sérieusement sur les allégations de crimes de guerre au Sri Lanka et doit rapidement remanier son système judiciaire pour ramener la paix dans le pays, estime jeudi (11 juin) Amnesty International.
  • Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait demandé le 6 juin l’ouverture d’une enquête internationale sur les agissements de l’armée sri-lankaise et des rebelles tamouls pendant la guerre civile après que Le Sri Lanka avait rejeté le 27 mai l’idée d’une enquête internationale déclarant que cette guerre civile relevait de ses affaires intérieures.

La Coalition contre les enfants soldats regroupe plusieurs organisations dont Amnesty International et Human Rights Watch. Elle souhaite une enquête immédiate à propos des enfants enlevés au Sri Lanka. Les autorités auraient permis aux paramilitaires un accès « sans obstacles » aux camps gardés par les troupes gouvernementales.

Le Canada a formellement exprimé sa consternation et son mécontentement au gouvernement sri lankais après la déportation du député libéral Bob Rae. Ce dernier a qualifié la situation d’absurde et d’inquiétante. Il serait un danger pour la sécurité nationale mais les autorités sri-lankaises lui ont octroyé un visa. « Cet acte pose un problème » précise-t-il lors d’une escale à Londres. « Qu’est-ce qu’ils vont faire avec ceux qui n’ont pas de défense ? C’est très troublant »(…) « Le gouvernement sri-lankais est dirigé par l’armée » (…) « Franchement, j’ai peur pour les gens qui sont dans les camps ».

L’ancien premier ministre de l’Ontario n’est pas seul à avoir des difficultés avec les autorités sri-lankaises. Nombre d’institutions et d’organisations humanitaires expriment leur préoccupation.

L’agence des Missions étrangères de Paris rapporte : « L’Eglise catholique a versé un lourd tribut à la guerre civile au Sri Lanka. Elle se bat pour libérer ses prêtres détenus dans des camps de déplacés et reste dans l’ignorance totale des raisons pour lesquelles ces prêtres sont détenus. Selon le vicaire général du diocèse de Jaffna, la situation serait « absolument terrifiante ». Une vingtaine de paroisses totalement détruites dans les régions de Killinochchi et Mullaitivu.

Le 12 juin 2009, Human Rights Watch (HRW), a de nouveau appelé le gouvernement sri-lankais à libérer les quelque 300.000 personnes déplacées par la guerre dans des camps dans le nord-est de l’île, détenus en violation du droit international. "Traiter tous ces hommes, ces femmes et ces enfants comme s’ils étaient des combattants des Tigres est une honte nationale", a estimé Brad Adams directeur de l’organisation pour l’Asie.

Ce même 12 juin, le CICR informe sur son assistance à des milliers de personnes dans les camps pour déplacés gérés par le gouvernement. La plupart d’entre elles ont perdu leur famille, leurs amis et tous leurs biens », déclare le chef de la délégation du CICR à Sri Lanka.

Le 11 juin 2009, Amnesty International, déplore le manque de détermination du gouvernement sri-lankais à rendre justice aux victimes des graves atteintes aux droits humains : disparitions forcées, homicides et actes de torture notamment, perpétrés dans le pays. Les demandes d’enquête indépendante sur les violations commises dans le cadre du récent conflit militaire ont été écartées, malgré une déclaration conjointe du président sri-lankais et du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le 23 mai, affirmant que le gouvernement allait prendre des mesures pour répondre à ces griefs.

Amnesty International appelle ainsi en priorité à la création d’une commission internationale indépendante chargée d’enquêter sur les allégations de violations graves du droit international relatif aux droits humains et du droit humanitaire, tant par les forces sri-lankaises que par les Tigres tamouls au cours des récentes hostilités militaires.
Selon TamoulObs, l’Etat sri lankais rejette les 884 tonnes de vivres destinés aux victimes et ainsi témoigne de sa volonté à ne pas se réconcilier avec les 80 millions de Tamouls. Le gouvernement Sri Lankais ait rejeté, pour des raisons semblant minimes comparé à la gravité de la situation, l’aide humanitaire apportée par les français et la diaspora tamoule.

D’autant plus que le gouvernement sri lankais a récemment lancé de nombreux appels pour le financement et l’assistance de la communauté internationale dans les camps d’internements.

Exigeons la libération immédiate de T. Varatharajah, de T. Sathyamurthi et V. Shanmugarajah, ces médecins témoins de la barbarie sont détenus au secret.

Refusons le renvoi de réfugiés tamouls au Sri Lanka.

Mobilisons-nous pour l’accueil en Suisse de réfugié-e-s.

PS:

Forum Tamoul Suisse (Shiva Thambipillai, 079 796 78 50 nthambipillai@yahoo.com tamilforumswiss@gmail.com)

ACOR SOS Racisme (Karl Grünberg, 079 771 68 47 karlgrunberg@yahoo.fr




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