Communauté genevoise d’action syndicale

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Il faut déplafonner les cotisations à l’assurance-chômage sur le modèle de l’AVS et l’AI pour imposer la solidarité aux plus hauts salaires indécents des cadres et des patrons.

Bernard REMION, Comedia, allocution vers la Tour Baudet

lundi 18 mai 2009 par Bernard REMION

Nous ne paierons pas leur crise !

Le mot d’ordre de la manif d’aujourd’hui est déjà dépassé
pour les premières et principales victimes de la crise,
les chômeurs et l’ensemble des personnes sans-emploi.

  • 35’000 chômeurs en plus depuis un an dans les statistiques officielles du SECO
  • 50’000 demandeurs d’emploi de plus en 1 an
  • 50’000 salariés touchés par le chômage partiel avec des baisses de salaires à la clé
  • une proportion toujours plus importante des chômeurs qui arrivent en fin de droit sans retrouver un véritable emploi
  • les prévisions actuelles sont de 100’000 chômeurs en plus en 2010.

Et que propose la droite, le conseil fédéral, le parlement, les cantons pour celles et ceux qui payent déjà lourdement la crise aujourd’hui : rien que des plans de relance de l’économie capitaliste et de la bulle financière qui a provoqué la crise.

Pire, ils sont occupé, pour faire payer cette crise encore plus fort aux chômeurs, d’accélerer la révision de la Loi sur le chômage qui prévoit des économies de 500 millions par an en diminuant les prestations pour les chômeurs,
et qui veut combler le prétendu « déficit » de l’assurance-chômage par une augmentation des cotisations prélevées sur les salaires !

La révision de la loi passe au Conseil des Etats le 8 juin, et la droite essaie d’aller encore plus loin que le conseil fédéral et le SECO en faisant passer une augmentation du délai de carence de 5 à 10, 15 ou 20 jours indemnisés.

Le conseil national votera cette loi cet automne et sans mobilisation on peut craindre qu’il la péjore encore puisque le « déficit » va aller grandissant avec le nombre de chômeurs complets et partiels.

Le but du Conseil fédéral et du SECO est de mettre en application ces mesures anti-chômeurs dès janvier 2011, date à laquelle ils ont décidé unilatéralement que la crise serait terminée.

Nous devons nous préparer à un référendum contre la révision de cette loi qui soit aussi massif que celui contre la baisse des rentes LPP.

La confédération doit payer le déficit de l’assurance-chômage comme il a couvert les magouilles et la folie des grandeurs de Swissair et de l’UBS.

Il faut faire payer les entreprises qui licencient en continuant à engranger des bénéfices et verser des dividendes à leurs actionnaires.

Il faut déplafonner les cotisations à l’assurance-chômage sur le modèle de l’AVS et l’AI pour imposer la solidarité aux plus hauts salaires indécents des cadres et des patrons.

En période de crise, il faut améliorer et augmenter les prestations en faveur des chômeurs et de tout les sans- emplois et non pas les réduire.

Au niveau fédéral et cantonal, il faut développer les possibilités de vraies formations pour tous les sans-emplois pour qu’ils aient accès à de vrais emplois.

Nous devons tout faire pour que ce ne soient pas les plus démunis, les sans-emploi qui payent au prix fort la crise des capitalistes, la crise des banquiers.

Non, non, non, nous ne payerons plus la crise des patrons et des banquiers !

Non, non, non, nous ne payerons plus la crise des patrons et des banquiers !



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