Communauté genevoise d’action syndicale

Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève

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Un banquier débat avec des manifestants antispéculation

jeudi 14 mai 2009 par infomation fournie par nos alliés

films de ce moment à http://alerte.blog.tdg.ch/archive/2009/05/14/geneve-la-lutte-des-classes-est-en-marche.html


paru dans le Courrier du 14-05-2009

MICHEL SCHWERI

Le siège de l’UBS a reçu hier la visite des syndicats venus mobiliser en vue de l’« euromanif » de samedi contre la crise. Cette cible illustrait la nécessité de « désarmer les pouvoirs finan ciers » et d’allouer l’argent pu blic aux services à la population. Si peu de monde a participé au piquet, son déroulement est sorti de l’ordinaire.

Une représentante d’Attac a d’abord réclamé un « contrôle démocratique du système bancaire » et une « fiscalité interna tionale sur toutes les transac tions financières ». Mais ensuite, un banquier passant par là a relevé le défi de dé fendre son point de vue au micro. Dirigeant d’une petite société financière, l’orateur improvisé s’est revendiqué d’un « capitalisme libéral » et a dit sa « honte » face à la corruption.

Il a néanmoins défendu le versement d’argent public aux banques, non pour les aider elles mais « pour sauver le système car les entreprises ont be soin d’argent pour investir et créer de l’emploi ». Pour lui, la banque constitue un passage obligé pour faire fonctionner l’économie. Les revenus fiscaux de l’Etat reposent trop sur quelques milliers de contribuables aisés, juge-t-il encore, le plus souvent « des nouveaux riches qui ont travaillé dur et méritent leurs fortunes ». Ce discours inopiné s’est attiré la réplique de plusieurs manifestants. « Les entreprises n’existent pas sans travailleurs, ils de vraient donc recevoir l’essentiel des richesses pro duites », disait l’un. « Les impôts des riches sont payés avec le travail des salariés et ne seront donc jamais excessifs », ajoutait un deuxième. Une troisième manifestante préconise de « sauver les assurances sociales, pas les banques ».

Quant à la manifestation de samedi, elle se déroulera comme une course-relais reliant sept points symbolisant les thèmes défendus par les syndicats. Elle ira du « Monument aux maçons décédés au travail » à la place des XXII-Cantons jusqu’à l’Hôpital cantonal (services publics), en passant par Manor (liberté syndicale), La Poste (service universel), l’UBS et la BNS (interdiction de la spéculation) et enfin l’Hôtel-de-Ville (amélioration des prestations sociales).



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