Communauté genevoise d’action syndicale

Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève

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mercredi 15 avril à 18h à la CGAS

coordination pour une large manifestation unitaire à Genève le 16 mai 2009

jeudi 9 avril 2009 par Claude REYMOND

c’est à cette date que nous poursuivrons nos travaux et l’étude du projet d’appel diffusé par courrier électronique aux participant-e-s et excusés de la séance du 7 avril.


Notes sur la première séance de travail du 7 avril

pour la constitution d’un comité d’organisation

pour une large manifestation unitaire à Genève le 16 mai 2009

Présent-e-s : BARONE Raoul Charly comedia - GE ; REALE Pasquale SYNA - GE ; REMION Bernard comedia - GE ; REYMOND Claude CGAS ; Schenk-Gottret Françoise PS - GE ; VANEK Pierre solidaritéS ; BEGUELIN Corinne SSP/VPOD - GE ; PELIZZARI Alessandro UNIA - GE ; POURANPIR Jamshid UNIA - GE ; KAMERYN Cédric UNIA - GE ; SECCHI Aurélie UNIA - GE ; PESSON Anne-Marie PDT ; COPPOLA Attac ; HORISBERGER Jean-Luc PS - GE ;

Excusé-e-s : TISSOT Georges SIT - GE ; DUBOUCHET Julien SIT - GE ; Florence Proton et Maurizio COPPOLA Attac

Alessandro PELIZZARI souhaite la bienvenue et informe qu’un groupe de travail CGAS met au point un programme + plan anti-crise, que le mouvement syndical cherche à faire le lien avec les forces qui se sont exprimées le 31 janvier puis le 28 mars pour entreprendre ensemble sous le thème « nous ne paierons pas leur crise ». Cette dernière date a été impulsée par la CES (Confédération syndicale internationale), on sait déjà que les syndicats organisent des manifestations à Madrid, Bruxelles, Berlin et Prague. La CGAS souhaite que celle de Genève du 16 mai soit plus conséquente que le Premier Mai traditionnel.

Pierre Vanek pour solidaritéS soutient cette idée de manifestation, ainsi qu’un catalogue de nos convergences et revendications sociales, il faudra rassemblée au delà des opposants déjà déclarés au capitalisme et il se réjouit de travailler sur une autre base que les seuls axes proposés par la CES.

Anne-Marie Presson pour le PDT fait savoir qu’il est très content de s’adjoindre à la rédaction de revendications en rupture d’avec les plans de renflouages gouvernementaux.

Jamshid Pouranpir considère que le conseil d’Etat genevois n’a pas de plan crédible pour faire face à la situation actuelle et que la démonstration du 16 mai ne sera pas en concurrence avec celle du Premier Mai.

Pasquale Reale pour SYNA exprime quelques retenues : si les travailleurs de l’horlogerie sont déjà atteints par la crise, il faudra convaincre les autres qu’à leur tour ils risquent d’être touchés : pas facile de la amener dans la rue tant que leur porte-feuille ne sera pas menacé. Il nous faudrait au moins 1000 personnes pour que notre action soit significative.

Jamshid pense que la crise affecte tout le monde même si tous ne sont pas licenciés : il y a les hausses de loyer, la menace de réduction des rentes LPP, des baisses de salaires imposées, etc. Nous devons envisager une mobilisation et des luttes sur la distance et la durée.

Pierre constate que l’on est dans le calme qui précède la tempête, il est certain que tous ont la perception qu’on va passer à la casserolle. Le bouclier social que l’on proposera trouvera un echo, d’autant plus que nous entreprendrons sur le moyen et long terme.

Anne-Marie signale que la crise met en évidence certains disfonctionnements, lesquels émergent avec violence et montre la fragilité du filet social, exemple les mesures d’expulsion de logements de plus en plus nombreuses pour cause d’insolvabilité.

Alessandro considère qu’il n’y a pas vraiment pour l’instant une voix de gauche critique et propositionnelle sur la présente situation, mais elle est nécessaire même si cela sera sans doute difficile de convaincre rapidement le plus grand nombre qu’il y a des choses à changer. Le succès de cette première manifestation sera garanti par la capacité des composantes de cette coordination à expliquer ses objectifs et leur opportunité.

La CGAS a établi un cahier propositionnel de 5 à 6 pages et elle souhaite que la coordination puisse se l’approprier en adjoignant aux éléments syndicaux ceux relevant du politique et portés par ses membres. Aussi il présente ce qui est envisagé pour l’instant

  • Une introduction expliquant qui est responsable de la crise et quelles sont ses conséquences
  • Un plus jamais ça sur le rôle des banques = qui doivent payer la casse
  • La question du pouvoir d’achat, coût de la vie et d’un salaire minimum légal
  • La création d’emplois et plus particulièrement le développement de services publics
  • L’établissement d’un bouclier social, avec Iie pilier, AI et assurance-maladie
  • Le nécessaire renforcement du mouvement syndical avec des droits accrus de codécision + protection des élus travailleurs et syndicalistes.

Sera-t-on en mesure – sur ces points - de faire soirtir de chez eux celles et ceux qui ont déjà démontrès leurs exigences de changements ?

Pierre répond OUI parce que l’introduction correspond à la critique de la plus part, mais il faut aussi aborder la crise climatique et écologique.

Bernard Remion pour Comedia déclare qu’on ne peut pas adhérer aux plans de relances de l’appareil capitaliste, que cette posture est un des liens qui unifiera les forces et qu’on essayera d’expliquer qu’on ne peut pas agir tout seul dans son coin.

Françoise Schenk-Grottet interroge : on se lance par étape ou mettons-nous dès le début tout le paquet ?

Alessandro est d’avis que nous devons présenter un éventail de meusre large et que dans la mobilisation on « épurera » pour faire ressortir et aboutir des/une revendications principales.

Corinne Béguelin pour SSP souhaite que l’on dresse un premier bilan des effets de la crise.

Finalement, on se convient que les composantes de cette coordinations examinent dans leurs instances et avec leurs membres leur capacité mobilisatrices, avec des quotats/effectifs plausibles – il faudra ensuite réfléchir à un itinéraire…

Alessandro prépare un projet condensé des réflexions déjà abouties dans le mouvement syndical, lequel sera communiqué dans les deux jours avec un proceès-verbal de nos délibérations de façon à ce que chacun puisse préparer la prochaine séance de travail qui est proposée pour le 15 avril à 18h aux Terreaux-du-Temple 6.

Séance levée vers 19h40

On insistera pour signaler aux absents de cette première qu’ils sont attendus pour les prochaines réunions de travail.

Prise de notes par Claude Reymond, secrétraire syndical CGAS



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