Communauté genevoise d’action syndicale

Organisation faitière regroupant l’ensemble des syndicats de la République et canton de Genève

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Genève, le 7 novembre 2008

Les salariés n’ont pas à payer la facture de la crise !

vendredi 7 novembre 2008 par Claude REYMOND
Communiqué de presse de la Communauté genevoise d’action syndicale

Les syndicats de Genève lancent une semaine de sensibilisation sur le thème des salaires.

Malgré la crise des marchés internationaux, l’économie suisse se porte très bien. Les travailleurs ont créé cette richesse et ils ont subi de très fortes charges de travail. La productivité a atteint des sommets.

Très souvent l’inflation a dépassé les augmentations des salaires. La baisse du pouvoir d’achat a par conséquent ralenti la consommation. Il est grand temps de prendre des mesures anticycliques.

Même les patrons commencent à partager l’argument des syndicats : des hausses réelles des salaires (dépassant l’inflation) sont nécessaires et faisables.

L’industrie d’exportation a amélioré ses chiffres d’affaires de 7% au premier trimestre 2008. Les bénéfices sont aussi au massifs. Par exemple 100% pour les machines et les métaux et 42% pour la chimie. Or, les écarts de salaires entre les cadres de haut niveau et le personnel en bas de l’échelle se sont creusés de 31% dans l’industrie MEM pour la seule année 2007.

Le marché intérieur a aussi amélioré ses résultats. Dans le secteur des services et du tertiaire, les hausses réelles de salaires doivent compenser le travail remarquable des travailleurs. L’égalité des salaires dans les branches avec forte représentation des femmes est également indispensable.

Le 19 août, les chiffres d’affaire du premier semestre du commerce de détail étaient rendus publics et montraient une progression nominale de 4,4% par rapport à l’année passée. En tenant compte de l’inflation, la progression réelle restait de 2,7%. En effet, selon une étude commandée en 2007 par les grands distributeurs, la "croissance de la productivité horaire en termes réels entre 1995 et 2005 était en moyenne de 1,5% par année". En 2005, en une heure de travail, une vendeuse suisse produisait une valeur ajoutée (servant à rémunérer le travail et le capital) équivalente à 41 francs. Sa collègue européenne ne produisant dans le même temps qu’une valeur ajoutée de 26 francs.

Rien qu’en 2007, les augmentations salariales des dirigeants des principales entreprises en Suisse ont été de l’ordre de 7%. Pour le commerce de détail, les salaires des dirigeants de la COOP progressaient de 17% (de 583’333 francs à 683’333 francs) et ceux de Charles Vögele de plus de 25% (de 1’262’798 francs à 1’585’333 francs) ! Dans ce contexte, les écarts salariaux entre les plus bas revenus et les salaires des dirigeants se sont accrus passant de 13 à 15 pour la COOP, de 19 à 22 pour Charles Vögele.

En parallèle nos autorités suivent une politique aveugle. 68 milliards de francs sont offerts aux banques helvétiques. Alors que dans le même temps, une nouvelle loi sur le chômage veut couper dans les prestations à personnes licenciées par les patrons. Les rentes des personnes invalides et des retraités ont aussi diminué.

La riposte syndicale s’articulera dans un premier temps sur une semaine de campagne dans le canton de Genève qui se terminera pour lamanifestation nationale du samedi 15 novembre 2008 à Zurich. Les syndicats du service public mèneront des actions le jeudi 13, Unia sera sur le terrain le vendredi 14 et le Sit mobilise aussi sur les lieux de travail.

PS:

Contacts :

Jamshid Pouranpir, secrétaire syndical Unia, 079 827 86 27

Giangiorgio Gargantini, secrétaire syndical Sit, 076 577 97 09, secrétaire syndical Sit, 076 577 97 09




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