9 novembre 1932 - plus jamais ça

à la mémoire du 9 novembre 1932, pour la démocratie et la liberté

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arrêté n° 12137-2008

mercredi 17 septembre 2008 par Claude REYMOND

Explications

En 2007, notre comité s’adressait au Conseil d’Etat pour « l’obtention de l’extrait du rapport de police indiquant l’emplacement au sol des personnes frappées par le feu des soldats le 9 novembre 1932... » afin de procéder à un marquage au sol des corps.

Toutes les investigations entreprises pour tenter de répondre à notre demande ont montré qu’à l’époque nul ne s’était préoccupé de repérer les endroits où furent tombées les victimes de la fusillade ; seuls sont mentionnés dans plusieurs sources les mouvements et la position des militaires lorsqu’ils tirèrent à bout portant sur une quarantaine de personnes groupées autour d’eux devant l’ancien Parc des Expositions, lieu éclairé par l’unique lampadaire placé au milieu du Carrefour des Vingt-Trois Cantons.

Dès lors nous avons envisagé une autre solution pour rapprocher dans l’espace et le temps notre commémoration d’avec ceux d’origine : vu les récents aménagements des voies de circulation piétonne et automobile, nous avons souhaité déplacer La Pierre vers l’esplanade d’Uni Mail, pour l’installer à l’endroit précis des circonstances.

Le 10 juin 2008 nous présentions au Conseil administratif notre requête en arguant en sa faveur :

  • un rapprochement du symbole d’un lieu de culture et de science dont il serait bon que les usagers puissent le mieux connaître ;
  • une installation dans un espace qui offre plus de profondeur lorsque nous y organisons la commémoration et
  • une réduction des risques auxquels s’exposent nos invité-e-s en les éloignant du passage des véhicules ;
  • une simplification de la gestion du bout de la plaine de Plainpalais en libérant celui-ci à l’avantage des marchés qui s’y tiennent régulièrement.

Nantis du soutien de la Ville de Genève, nous présentions le 25 août 2008 notre demande à Monsieur Laurent Moutinot, laquelle se concluait par

« Un arrêté du Conseil d’Etat autorisant l’aménagement de La Pierre à l’endroit souhaité serait sans doute une autre forme de reconnaissance « officielle » de son but, à savoir un appel pérenne à ce qu’il ne se produise PLUS JAMAIS de tels évènements à l’encontre de nos concitoyen-ne-s. »

MP3 - 5.8 Mo
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