9 novembre 1932 - plus jamais ça

à la mémoire du 9 novembre 1932, pour la démocratie et la liberté

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mourir en manifestant

lundi 29 octobre 2007 par Claude REYMOND

La fusillade de Genève parmi d’autres répressions sociales dans les démocraties européennes

MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 AU THÉÂTRE SAINT-GERVAIS, GENÈVE

De 8h à 10h, présentation des faits de 1932 à des élèves de l’enseignement secondaire
et au public : films, récits historiques, lectures de témoignages.

LE 9 NOVEMBRE 1932 (10h15-11h15)
Histoire et mémoire de la fusillade de Genève, par Charles Heimberg
Hommage à l’historien et enseignant Philippe Schwed
9 novembre 1932, la cristallisation du mythe du complot communiste,
par Jean-François Fayet et Michel Caillat

RÉPRESSIONS SOCIALES EN SUISSE (11h15-12h30)
La répression sociale en Suisse au XIXe siècle, par Marc Vuilleumier
La répression sociale en Suisse à partir de 1918, par Bernard Degen

MANIFESTATIONS (14h15-15h30)
9 novembre 1932 à Genève, la faute à Léon Nicole ? par André Rauber
Le 9 novembre genevois et son héritage dans le maintien de l’ordre,
par Dominique Wisler et Marco Tackenberg

RÉPRESSIONS MEURTRIÈRES DES ANNÉES TRENTE (15h30-16h45)
Quand la répression tuait la démocratie dans l’Espagne républicaine,
par François Godicheau
La lente agonie de la démocratie en Autriche du 15 juillet 1927 au 12 février 1934,
par Paul Pasteur

RÉPRESSIONS D’APRÈS-GUERRE (17h15-18h30)
« De toute façon la gauche était contrôlée » : agents provocateurs, infiltrations et subversion de
droite à l’intérieur des mouvements sociaux, par Luc Van Dongen
De Paris à Gênes, la répression des manifestations dans l’après-guerre français et italien,
par Marco Scavino

CONCLUSION (18h30-19h30)
Synthèse de la journée, par Stéfanie Prezioso
Intervention de Charles Beer, président du Conseil d’État
Apéritif

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Le 9 novembre 1932, à Genève, l’armée a été mobilisée pour garantir l’ordre
public et protéger un meeting de l’Union nationale. Cette organisation fascisante
voulait mettre en accusation publique deux personnalités socialistes. Une
manifestation de protestation avait donc été convoquée par les organisations
ouvrières. Suite à des incidents, l’ordre a été donné aux soldats de tirer sur la
foule. Bilan : 13 morts et 65 blessés.

Au cours de l’histoire européenne du XXe siècle, il est arrivé à plusieurs reprises
que des manifestations populaires soient mortellement réprimées par les forces
de l’ordre alors même que ces faits se déroulaient dans des régimes réputés
démocratiques. Dans certains cas, ces faits dramatiques ont précédé ou révélé
l’instauration de régimes autoritaires n’ayant plus rien de démocratique.

Ces cas de répression doivent être analysés selon leurs spécificités et replacés
dans leur contexte : confrontations sociales, durcissement de l’ordre bourgeois,
engagement antifasciste, solidarité anticolonialiste, etc. Mais leur comparaison
peut aussi suggérer quelques caractéristiques communes ; en particulier du point
de vue de la crise et des limites de la démocratie qu’ils révèlent tous à leur
manière.

Le colloque international du 7 novembre 2007 sera une occasion de rappeler les
faits de 1932 et de les mettre en perspective par une évocation d’autres cas de
répressions meurtrières de manifestations populaires par des régimes réputés
démocratiques, ou qui l’étaient jusque-là. Il s’interrogera sur la nature de ces
régimes, sur leurs limites ou leurs ambiguïtés du point de vue des droits
humains, ainsi que sur les crises qu’ils ont traversées.

Organisation : Association pour l’étude de l’histoire du mouvement ouvrier (AEHMO), en
collaboration avec le Collège du Travail, Genève.