9 novembre 1932 - plus jamais ça

à la mémoire du 9 novembre 1932, pour la démocratie et la liberté

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Ouverture du 9 NOVembre 2006

inauguration de la lanterne de la Promesse

jeudi 9 novembre 2006 par Claude REYMOND

Bonsoir Mesdames et Messieurs, Salut camarades

Nous sommes réunis ce soir la 24e fois après la pose de la Pierre de mémoire, celle qui rappelle qu’en 1932 nos autorités avaient engagé l’armée suisse pour du service de maintien de l’ordre intérieur.

C’était l’époque des fronts, et l’Union nationale pro-fasciste avait convoqué une assemblée publique pour mettre en accusation les chefs de la gauche.

Parce que ni le Conseil administratif de la Ville de Genève ni le Conseil d’Etat d’alors n’avaient voulu interdire cette manifestation provocatrice, au cours de laquelle on aurait jeté dans la boue les « bolchéviques » et les juifs ; la gauche avait convoqué une contre-manifestation.

Le 9 novembre 1932, des officiers inexpérimentés avaient ordonné le feu sur des passants de la place, faisant 65 victimes, alors que le gros de la manifestation se trouvait dans la rue de Carouge.

Depuis de nombreuses d’années, l’affrontement entre les classes sociales de notre société a trouvé des formes d’expression moins dangereuses, l’option de gouvernance totalitaire est condamnée par le plus grand nombre, et notre présence ici réaffirme l’exigence du renoncement à l’usage des armes à l’encontre du peuple travailleur.

C’est la troisième année consécutive que cette commémoration est honorée par la présence et le témoignage de Conseillers d’Etat et de Magistrats de la Ville de Genève. A notre demande, ces derniers font pavoiser le pont du Mont-Blanc avec mise en berne de 4 drapeaux de la paix.

Parce qu’ils nous ont donné le sentiment que les autorités, au sein desquels ils exercent leur mandat, sont résolues à tenir la promesse du Plus jamais ça, notre comité a considéré que le moment était venu de les impliquer d’une manière plus astreignante encore dans notre commémoration et sa revendication.

Pour cela, nous avons fait fabriquer la lanterne de la Promesse qui a été scellée hier dans la Pierre de la Mémoire, et nous attendons qu’ils y mettent la lumière.

Le chef du Département des instutions Laurent Moutinot - excusé ce soir - nous offert la première bougie, elle peut brûler 9 jours.

Nous avons invité les représentants du Conseil d’Etat à venir ce soir avec le feu nécessaire pour l’allumer.

Nous avons préparé trois clefs et trois clous, une pour chaque collectif représenté ici, de façon à ce qu’on plante ces clous dans chaque lieu de leurs délibérations. Ces clefs devront rester en vue pour rappeler la promesse du Plus jamais ça. Dès lors, chaque fois que l’un ou l’autre l’estimera nécessaire, il pourra allumer la lanterne, en protéger la flamme et le faire savoir.

Toutefois, parce que l’accès à cette lanterne ne doit pas être réservé qu’à eux seuls, chacun sera responsable de la réouvrir dans les sept jours et de refermer le cadenas sur sa chaîne, dont nous espérons voir fleurir le crochet pendant la bonne saison…

par Claude REYMOND, secrétaire CGAS

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MP3 de l’allocution