Comité d’organisation du 1er Mai

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Ensemble, contre l’accord-cadre avec l’UE et pour la libre circulation des personnes

mardi 26 mars 2019

Depuis le début de l’année, le résultat des négociations entre le Conseil fédéral et la Commission européenne sur l’accord-cadre est connu. Les syndicats et les partis de gauche s’y opposent.

Une attaque sans précédent contre la protection des salaires
L’accord s’attaque aux pierres angulaires des mesures de protection des salaires, qui ont été décisives pour que les syndicats, et avec eux une large majorité de la population, acceptent la libre circulation des personnes. Le principe de base : en Suisse, on verse des salaires suisses, même aux salarié-e-s venant des pays de l’UE. La Commission européenne les qualifie désormais d’« entraves disproportionnées à l’accès au marché ».

pas une question nationale ou européenne, mais une question sociale
Les termes du débat ne se posent pas entre « la fermeture » et « l’ouverture » de la Suisse. Cet accord a des effets très concrets sur les travailleurs, et notamment une inévitable baisse du coût de la main-d’œuvre en Suisse. C’est voulu par les employeurs des pays détachant du personnel en Suisse d’abord. Mais par de nombreux employeurs suisses également, pour qui les mesures d’accompagnement, qui sont parmi les rares avancées dont ont bénéficié les salarié-e-s ces dernières années pour lutter contre leur précarisation et appauvrissement, ont toujours été un mal à combattre.

refuser l’accord-cadre, c’est dire OUI à la libre circulation des personnes
Une chose est claire : le moindre glissement salarial provoqué par l’accord-cadre fera grossir les rangs de l’UDC et augmentera le risque que son initiative qui veut mettre un terme définitif à la libre circulation des personnes sera acceptée en votation populaire. C’est pourquoi la défense des droits des travailleuses et travailleurs immigré-e-s, de leur liberté de travailler à des conditions de travail décent dans notre pays passe par un renforcement des mesures de protection des salaires en Suisse. Et donc par un refus de cet accord-cadre.