Comité d’organisation du 1er Mai

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Discours de Joao MONTEIRO - A25A

vendredi 2 mai 2014 par Claude Reymond

Salutations à tous et à toutes

Cette journée symbolique représente pour moi l’union de la classe plus importante de notre société, les travailleurs. S’il existe un milieu où on peut tous nous rassembler, c’est bien notre communauté de travailleurs, quel que soit le métier par nous effectué. De l’ouvrier de la construction à la maman de Famille, tous doivent avoir un travail, on doit assurer pour nous et pour les autres.

C’est l’esprit de partage social des travailleurs qui fait du Premier de Mai une date importante pour la société, et la façon de se construire.

C’est un des jours où, partout dans le Monde, beaucoup de cultures le célèbrent.

Plus particulièrement à Genève, on est un des piliers de cette manifestation en Suisse, une manifestation portée par l’envie de réunion et de démonstration de la force Ouvrière multiculturelle – celle que je salue ici.

Ah, ça je vous dis, Ensemble on est fort, unis on est invincible.

Aujourd’hui on voit encore nos confrères souffrir des abus commis au nom d’une rentabilité égoïste. Une allusion indiscrète que nous fait tous passé par des chiffres avant de nous regarder comme personnes productrices de la société.

En parlant plus concrètement de Gate-Gourmet, c’est vraiment son nom le dit : LE portail Gourmet, mais seulement pour certains ! Avec 2800 francs nets, ce n’est pas un salaire, c’est une manche quotidienne.

On ne peut pas répondre à une problématique en créant une autre, sans savoir que le droit à la dignité pour un salaire convenable doit être établi. Que soit pour le peuple Suisse, que soit pour les frontaliers ou les émigrants.

On dit souvent qu’on en a marre de ces profiteurs du système, de ceux qui ne font rien ou qui vident les caisses de l’aide sociale. Moi je réponds comme répond ma Grand Mère : qui sème des Vents, récolte des tempêtes.

Si l’Etat ne donne pas la voie du bon prêcheur et du droit chemin, la société patronale et même la société ouvrière suivra toujours le même mouvement : celui de la compétition acharnée entre nous tous dont l’unique et grand but reste de faire du chiffre d’affaires. Cela en créant une démotivation générale de la population.

On ne doit pas voir le travail comme un utile d’esclavage, mais comme un outil de construction de l’être humain et de sa Société.

Dans un Pays où on désire chaque fois plus de soutenable à long terme, on doit vraiment réfléchir sur le sujet et changer nos mœurs, vu qu’un salaire convenable c’est une économie florissante.

Je vous lance un appel à tous, de fraternité ; regardez le copain à votre droite, sans oublier celui de gauche, allez de l’avant pour une meilleure société, sans oublier les sacrifices passés faits par nos anciens.

De cet appel de fraternité je veux partager avec vous et surtout avec mes frères de Sang, la communauté Portugaise, les joies apportées par vous, dans le dernier week-end où tous ensembles nous avons célébré le 40éme anniversaire de la révolution des œillets dans la salle Communale de Plain-palais. Comme président de l’Association 25 d’Avril de Genève je suis émou et fier du support de la communauté Portugaise et des autres participants dans les célébrations passées. Ne pas oublier que notre intégration dans le droit civique des Pays où on est accueillis fait partie de notre devoir et droits, et que représente l’image à donner a nos futurs générations. Pour, si, au cas où, un jour, quelqu’un veule nous porter par la force, qu’en puisse avoir le même courage de répondre par des gestes de Paix et fraternité, en laissant la porte ouverte du franc et juste parler pour résoudre des conflits sans avoir du sang débordée.

Et ne surtout jamais oublier que sans nous tous, la terre serait seulement un point de plus sans lumière dans cette obscure Galaxie. Que cette journée nous illumine pour qu’on puisse briller encore d’avantage dans le futur.

Je vous souhaite à tous e à toute une bonne fête du travailleur.