Comité d’organisation du 1er Mai

p.a. CGAS, Rue des Terreaux-du-Temple 6 - 1201 Genève - phone +41 22 731 84 30 fax +41 22 731 87 06

iban CH24 0900 0000 1775 3619 5

info@cgas.ch

Discours de Pedro LEITE - Syna

vendredi 2 mai 2014 par Claude Reymond

Très cher collègues et camarades de luttes,

Au nom de la communauté des syndicats genevois, je vous salue.

Je vous annonce une excellente nouvelle, le dimanche 18 mai nous aurons gagné un salaireminimum en Suisse, parce que notre campagne a été combative, parce que nos arguments étaientconvainquants et surtout parce que notre cause est juste. Plus de 300’000 personnes, essentiellement des femmes, bénéficieront de cette amélioration. Utopique ? NON Je vous rappelle que l’utopie n’est que ce qui n’existe pas encore mais qui va se réaliser.

Belle victoire d’étape, mais ne restons pas sur ce succès. Aucune protection n’existe encore pour le plein emploi, contre les licenciements, pour le travail à temps partiel avec pleine couverture aux assurances sociales, la protection d’une assurance perte de gain au cas de maladie.

La lutte doit continuer pour la protection de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs de ce pays par des conventions collectives de travail ou contrat type de travail, conciliation de vieprofessionnelle et vie privée, flexibilité du temps de travail en faveur des employés et non plus des employeurs, congé parental, formation professionnelle certifiante pour toutes et tous.

Nous avons pu vivre depuis deux ans des licenciements de travailleuses et travailleurs en lutteuniquement par le fait qu’ils ont exercés le droit constitutionnel de la grève après avoir utilisé tous les autres moyens légaux préalablement, sans succès. Les grévistes de l’hôpital de la Providence à Neuchâtel ont été licenciés avec le seing sceau, jusqu’à aujourd’hui du Gouvernement neuchâtelois. Des grévistes de la chaîne de distribution de Spar à Dättwill ont subis le même sort.

Des grévistes de Gate Gourmet ont été licenciés à Genève avec le silence du gouvernementgenevois, à ce jour. Plus grave le Conseil Fédéral interpelé refuse de prendre position. Nous nepouvons plus accepter que des militants syndicaux, que des travailleuses et travailleurs qui sebattent pour leur droit perdent leur emploi. Il faut que nous imposions en Suisse une véritableprotection conte les licenciements.

Nous exigeons aujourd’hui aussi que les stages soient supprimés à l’exception de ceux inclus dans un cursus de formation. Nous ne voulons plus de travail en contre-prestation payé à des salaires de misère. Tout emploi doit impérativement être payé selon les conventions collectives de travailou les usages dans la profession dans laquelle ils sont effectués. Le travail sur appel, le travailprécaire, le travail sous contrat à durée déterminé doivent être combattus.

Les assurances sociales sont attaquées, démantelées alors que ces acquis ont souvent étéobtenus par de longues luttes et par des compromis équilibrés. Nous ne devons plus accepter aucune attaque que ce soit contre l’assurance maladie, AI, accident, chômage, l’AVS ou le deuxième pilier.

Le 9 février a été un jour noir, même si Genève a refusé le retour aux temps des saisonniers. Nous ne devons jamais admettre la solution des contingents, la remise en question du regroupementfamilial, la politique de dresser un travailleur contre un autre au seul motif de sa nationalité. Enrevanche les contrôles doivent être renforcés, des sanctions dissuasives doivent être prises des amendes très conséquentes infligées aux employeurs abuseurs et les faillites en cascade combattues.

Les travailleuses et travailleurs de ce canton doivent pouvoir travailler dignement et sans crainte. Leurs revenus doivent leur assurer les moyens de subsistance, les jeunes doivent être en mesured’entrer dans le monde professionnel et les moins jeunes pouvoir y rester jusqu’à leur retraite bien méritée, les femmes obtenir l’égalité salariale avec les hommes.

Chers collègues et camarades de luttes ce ne sera que UNIS que nous parviendrons à fairerespecter nos droits et imposer les devoirs qui sont ceux des employeurs. Les chantiers sont nombreux, les défis passionants. Nous le savons jamais rien n’est venu tout seul mais tout est possible si chacun de nous le veut et l’exige.

Chers collègues et camarades, je nous souhaite de grandes luttes futures à gagner, une belle fête présente.

Syna-Genève 1er Mai 2014