Comité d’organisation du 1er Mai

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discours d’Emilie FLAMAND - Les Verts

mardi 1er mai 2012 par Claude Reymond

Discours du 1er mai, vers le mémorial de la fusillade de 1932 à Plainpalais

Nous sommes ici dans un lieu symbolique, puisque en 1932, à quelques mètres d’ici, une manifestation antifasciste était réprimée dans le sang.

Aujourd’hui, on entend à nouveau des discours de haine visant à diviser les travailleurs et les travailleuses, qui partagent pourtant les mêmes intérêts. Certains abus commis par les entreprises, tels que la sous-enchère salariale, ne font que donner du grain à moudre à ces mouvements populistes. C’est une raison de plus pour y mettre fin et retrouver à Genève un climat de sérénité et non d’animosité anti-frontalière.

Pour mettre fin à ces abus, il faut renforcer le contrôle, notamment grâce à l’initiative déposée par les syndicats et soutenue par l’ensemble de la gauche, mais aussi généraliser les conventions collectives et dénoncer immédiatement toutes les irrégularités.

Ces thèmes ne sont pas traditionnellement identifiés aux Verts, que l’on met parfois de côté en parlant de « la gauche et les Verts ». En effet, par le passé, on a souvent opposé l’écologie et les combats traditionnels de la gauche. Mais au fond, le souci est bien le même : préserver l’environnement, c’est garantir de bonnes conditions de vie à tous, y compris aux plus faibles.

En effet, comme les atteintes aux travailleurs et aux travailleuses, les atteintes à l’environnement ne connaissent pas de frontière. On peut prendre l’exemple évident des centrales nucléaires, mais aussi de façon plus anecdotique, la pollution des rivières ou des sous-sols comme c’est le cas avec les recherches de gaz de schiste menées actuellement dans notre région.

Et bien souvent, ce sont les personnes les plus vulnérables qui en pâtissent le plus : au niveau global, les conséquences du réchauffement climatique se font douloureusement sentir dans les pays les moins favorisés, que ce soit sous forme de désertification en Afrique subsaharienne ou d’inondations dans des pays asiatiques ou d’Amérique centrale. Le concept de réfugié climatique risque de devenir bientôt une réalité pour des millions de personnes à travers le monde.

Au niveau local aussi, les plus défavorisés sont les premières victimes des atteintes à l’environnement : on peut notamment penser aux personnes vivant dans des logements mal isolés, qui souffrent du froid en hiver et du bruit toute l’année, ou encore à ceux, logés le long des grands axes, qui subissent la pollution atmosphérique de plein fouet. Sur le lieu de travail, les atteintes à la santé sont souvent liées à l’utilisation de produits toxiques. Encore une fois, la pollution touche les plus faibles.

C’est dans cet esprit et dans une volonté de préserver l’environnement pour garantir la qualité de vie de toutes et tous que les Verts ont lancé leur initiative pour une économie verte, qui demande un changement de paradigme dans l’économie suisse, afin de réduire l’empreinte écologique de notre pays et de mettre en œuvre une économie circulaire, où chaque déchet devient une ressource et où le gaspillage est réduit au minimum.

Cette économie nouvelle sera une économie respectueuse non seulement de la planète et des ressources, mais aussi des travailleurs et des travailleuses, puisqu’elle fournira des emplois durables. Ces emplois seront liés aux ressources locales et ne seront pas dépendants des fluctuations diverses qui peuvent agiter notre planète, où l’effet papillon se fait particulièrement ressentir dans le domaine économique et de l’emploi. Pour éviter de revivre un épisode aussi douloureux que celui tout récent de Merck Serono, il est temps de changer de système et de construire une économie respectueuse aussi bien de la planète que de ses habitants.

Emilie Flamand


2012 - 1932 //

aujourd’hui comme hier

antifascistes et antixénophobes

PS:

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