Comité d’organisation du 1er Mai

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2011-05-01 discours Marguerite BOUGET - SYNA

près du Monument à la mémoire des Brigadistes - rue Dancet - Genève

dimanche 1er mai 2011 par Contribution internationaliste du réseau

Mon calendrier et mon agenda indiquent tout deux à la date d’aujourd’hui : dimanche1er Mai 2011, Fête du travail

Nous tous, ici présents, ce que nous voulons fêter ce n’est pas uniquement le travail, mais les travailleuses et les travailleurs.

Ce que nous voulons c’est rappeler qu’il y a des femmes et des hommes qui s’engagent quotidiennement pour faire que notre économie fonctionne au mieux et produise ce que nous avons besoin pour vivre.

Tous, à notre niveau, nous œuvrons pour le bien-être de l’ensemble de la communauté. Tous nous consolidons l’édifice social dont chacun devrait pouvoir bénéficier selon ses propres besoins et ceux de sa famille.

Chacun de nous, du plus faible au plus fort, nous aspirons à la paix et au bonheur.
Le travail a été défini comme une base sociale, comme un moyen de contribuer à obtenir les conditions pour parvenir à ce bonheur et à cette paix. Le travail produit la richesse des pays.

Le travail
est revendiqué comme un droit. Et, parce que c’est un droit, son accès doit être facilité par l’accès aux formations tout au long de la carrière et son exercice doit s’accompagner de protections.

C’est peut-être aussi parce que c’est un droit qu’il est attaqué de toute part.
Les défis que nous devons relever aujourd’hui sont de véritables combats.

La sécurité de l’emploi n’est plus qu’une illusion car les richesses que produit le travail attisent les convoitises et les protections mises en place sont insuffisantes à le garantir.
Les conventions collectives de travail sont attaquées pour n’avoir pas à partager les profits générés par le travail fourni. Le bâtiment, les commerces affichent des chiffres record mais menacent, licencient et exigent toujours plus de flexibilité. Peu importent l’expérience ou l’ancienneté, les employé-es sont devenus jetables et si facilement interchangeables.
La logique « travail contre salaire » est bafouée quotidiennement, les victimes exploitées sont innombrables. Impuissance ou complaisance de nos autorités ? Echec ou manque de volonté à changer les règles et à les faire respecter ?

Le nombre des exclus du travail ne cesse de croître pour aller grossir les rangs des chômeurs et de ceux qui, n’y ayant pas droit, vont entrer dans une spirale de paupérisation pour eux et pour leurs proches. La société civile se retrouve à son tour avec ces personnes à sa charge.

Les richesses qu’ils auront produites jusque-là reposant bien au chaud ailleurs.
Alors que les assurances sociales continuent d’être attaquées, des voix s’élèvent pour demander plus de justice. Elles demandent que les salaires minimum pour un plein temps ne soient pas inférieurs à 4’000.- francs, comme une juste reconnaissance du temps consacré au travail, dans un pays où le coût de la vie est élevé. Elles demandent l’égalité des chances et l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, non pas uniquement sur le papier mais dans les faits.

C’est sous ce double slogan que nous vous invitons aujourd’hui à manifester et à faire la fête. Ensemble, côte à côte, nous devrons nous mobiliser encore souvent. Il nous faudra rester uni pour défendre la dignité et les droits de chacune et de chacun. Nous vous invitons d’ores et déjà à prendre connaissance et à soutenir les diverses actions et manifestations qui auront lieu le 14 juin 2011 pour célébrer plusieurs dates anniversaire en lien avec le droit des femmes. Notamment dès 14h06, puis un défilé à 17h30 et dès 19h30 une grande fête aux Bastions. Et, surtout n’oubliez pas que la vraie richesse du monde du travail se sont les travailleuses et les travailleurs.

Bonne fête du 1er Mai