Comité d’organisation du 1er Mai

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2010-05-01mai_discours Les_Verts LEUENBERGER Ueli Molard

samedi 1er mai 2010 par Claude Reymond

Ueli Leuenberger, président des Verts suisses, Conseiller national

Le monde est plongé dans une crise qui apparait de plus en plus comme la faillite d’un système économique fondé sur l’exploitation des êtres humains et le pillage des ressources naturelles.

Chez nous, des milliers d’emplois ont déjà disparus. Des milliers de personnes redoutent de se retrouver demain ou après-demain sans emplois, contraintes au chômage.

Comme si cela ne suffisait pas, la débâcle financière et la récession économique s’accompagnent de plusieurs autres graves problèmes au niveau mondial. Les bouleversements climatiques, l’impasse de notre modèle énergétique et la famine qui guette des populations entières dans de vastes régions du Monde, suite de la dérégulation des échanges mondiaux causée par la chasse aux profits éhontés.

Il faut agir, il faut résister, c’est pour cela que nous manifestons ce premier Mai. !

Il est urgent de revoir notre façon de penser. Seul un programme conjoncturel de vaste ampleur pourra nous sortir de la crise. Mais il faut mettre clairement l’accent sur les mesures sociales et la protection de l’environnement. Dans le domaine des économies d’énergie et des énergies renouvelables, il y a un énorme potentiel pour créer des milliers de nouveaux emplois. Ce qui est bon pour l’emploi, l’est aussi également pour sauver la planète et combattre le nucléaire.

Grace au secret bancaire et aux forfaits fiscaux, la Suisse a pu engranger des milliards en provenance des pays du Sud. Il est plus que temps qu’elle prenne enfin ses responsabilités, en s’engageant pour un plan international de solidarité envers les déshérités de la planète, touchés de plein fouet par la crise.

Une des tâches les plus importantes pour toutes les organisations engagées dans la lutte contre le démantèlement de la sécurité sociale, après la victoire contre le pillage du deuxième pilier, c’est de gagner en septembre, la votation contre la révision de la loi sur le chômage. Punir les chômeurs, en particulier les jeunes et les plus âgés - quelle honte ! Les mêmes majorités politiques qui n’ont pas réussi à sauver les banques à coup de dizaines de milliards. Les mêmes politiciens qui ont inventé et soutenu pendant des années les systèmes de bonis incroyables aux dirigeants de l’UBS, du Crédit Suisses et autres entreprises moralement peu recommandables, ont le culot de s’en prendre à nos chômeurs.

Photo Haykel EZZE DDINE

Les recettes simples font défaut. L’entraide concrète et la solidarité vécue est indispensable pour faire barrage aux dérives populistes et xénophobes. Elle est indispensable pour conjurer la peur de l’avenir qui pousse des travailleuses et travailleurs et d’autres couches de la population dans les bras de ceux qui prônent la stigmatisation, l’exclusion, la xénophobie et le racisme.

Pour gagner il faut agir, il faut résister. Mais je suis aussi convaincu que pour avancer, il faut aussi mieux informer, mieux expliquer, mieux débattre, mieux convaincre et favoriser aussi le dialogue entre nos organisations. Réussir, cela représente un vrai challenge pour nous tous.

Vive le premier Mai !